28 Août  2001    Europe1.fr     AOM-Air Liberté: Jean-Claude Gayssot les DRH

1.000 propositions d'embauche ont été faites pour les salariés de la compagnie, a révélé le ministre des transports hier. La plupart émane d'Air France mais aussi d'autres entreprises publiques. Objectif : reclasser les 1405 salariés licenciés. "Grâce aux entreprises publiques (...), on peut dire que pratiquement 1.000 propositions d'embauches, un petit peu plus, sont déposées", a déclaré le ministre hier soir. Plus tôt dans la journée, se tenait une réunion avec les représentants de plusieurs entreprises publiques de transport (Air France, SNCF, RATP, Aéroports de Paris, Snecma) au ministère des transports pour envisager les possibilités de reclassement des salariés d'Aom-Air Liberté. "L'essentiel du reclassement sera effectué par Air France, puisqu'il s'agit d'entreprises aériennes, mais également la SNCF, Aéroports de Paris, et même des entreprises comme EADS", a indiqué Jean-Claude Gayssot. Il reste encore 400 personnes à reclasser. "C'est pourquoi j'ai mis en place avec les préfets concernés, une cellule de travail qui va être chargée de suivre de manière régulière le reclassement de tous les personnels. Personne ne doit rester sur le carreau. J'y veillerai", a-t-il ajouté. "Une cellule de reclassement et la commission nationale de coopération au reclassement du personnel aérien, dans laquelle siègent les représentants des syndicats, veilleront au suivi et à l'aboutissement du reclassement des 1.405 personnels concernés", affirme Jean-Claude Gayssot. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © Europe1.fr 2001 -

28 Août  2001    Clicanoo      Transport: AOM-Air Liberté redécolle

Licencié ou pas ? Depuis plusieurs semaines, cette incertitude qui planait sur l’ensemble du personnel d’AOM - Air Liberté en métropole comme à la Réunion est désormais levée. Dans la nuit de vendredi à samedi, d’ultimes discussions ont permis de ramener le nombre de licenciements à la Réunion à cinq alors que dans un premier temps on parlait de seize voire de dix-huit sur un effectif global de 45 personnes. A cela s’ajoutent cinq départs volontaires et une mutation celle de Michel Ginesty, directeur régional d’AOM, qui rejoint une délégation régionale d’AOM - Air Liberté en métropole. Parmi les dix personnes licenciées ou volontaires au départ, sept travaillaient localement au sein d’AOM et trois au sein d’Air Liberté. Les licenciés, qui ont tous été prévenus individuellement mais qui ne recevront leur lettre que dans quelques jours, celles-ci ayant été postées samedi soir à Paris, seront prioritaires pendant deux ans en cas de nouvelles embauches. Maigre consolation, ils bénéficieront tous des indemnités de licenciement établies pour AOM plus favorables que celles d’Air Liberté. “Il faut maintenant que les choses aillent très vite, souligne Joël Furiga, directeur régional d’Air Liberté, qui coiffe désormais les deux compagnies. La priorité est la relance commerciale et de mettre des passagers dans nos avions.”

QUATRE AIRBUS

Concrétisation de cette volonté de clarifier les choses, l’agence d’Air Liberté rue Charles-Gounod à Saint-Denis fermera ses portes d’ici lundi prochain. La représentation locale sera regroupée rue Jean-Chatel chez AOM. La partie réservation va se trouver renforcée. Pour les passagers, rien de changé dans la mesure où les billets étaient déjà utilisables sur l’une ou l’autre des compagnies. Jusqu’au 28 octobre, AOM - Air Liberté maintient son programme de dix fréquences par semaine. A cette date, la future compagnie, dont la nouvelle identité sera dévoilée le 20 septembre prochain à l’occasion du grand rendez-vous des professionnels du tourisme que constitue le salon Top-Résa, à Deauville, se partagera entre Orly et Roissy 2 aérogare C. Notre île sera reliée six jours sur sept à Orly et quotidiennement à Roissy jusqu’au 8 décembre où le nombre de fréquences sera ramené à six. Détail technique, les vols se feront sous numéro de code AOM (IW) et non plus Air Liberté (IJ). L’ouverture de Roissy s’effectue bien évidemment dans la perspective du futur accord de partage de codes qu’AOM - Air Liberté s’apprête à signer avec Air France qui articule pour l’essentiel son pôle de correspondance sur la plate forme parisienne de Roissy. Le trafic court - moyen-courrier d’AOM - Air Liberté n’existe lui qu’au départ d’Orly. Tous les vols seront assurés par quatre Airbus A 340 200 et 300. Par rapport aux DC 10 30 qui ne peuvent emporter que trois tonnes de fret, l’A 340 dispose d’une capacité de soute dévolue au cargo de neuf tonnes ce qui devrait faciliter, notamment en fin d’année, les exportations locales. Globalement, le programme de vols est renforcé. Il devait tomber à dix rotations hebdomadaires et il est porté à entre douze et treize vols par semaine. Outre la nouvelle identité de la compagnie, la seule incertitude qui demeure désormais tient à l’articulation à venir entre AOM - Air Liberté d’une part et Air France d’autre part. Un point est acquis : les liens seront étroits. AOM - Air Liberté est en passe d’intégrer le système de réservation Amadeus de la compagnie nationale et dans l’avenir il sera possible de voyager indifféremment sur l’une ou l’autre des compagnies.

1 000 PROPOSITIONS D'EMBAUCHES

«Pratiquement 1 000» propositions d’embauches ont été faites par des entreprises du secteur public, essentiellement Air France, suite au licenciement de 1 405 salariés de la compagnie aérienne AOM-Air Liberté, a indiqué, hier, sur France 2, le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot. «Grâce aux entreprises publiques …, on peut dire ce soir que pratiquement 1 000 propositions d’embauches, un petit peu plus, sont déposées», a déclaré le ministre, qui s’exprimait à l’issue d’une table-ronde avec les représentants de plusieurs entreprises publiques de transport (Air France, SNCF, RATP, Aéroports de Paris, Snecma) au ministère des Transports. «L’essentiel c’est Air France, puisqu’il s’agit d’entreprises aériennes, mais également la SNCF, Aéroports de Paris, et même des entreprises comme EADS», a-t-il précisé. Le ministère des Transports a expliqué que «les représentants des entreprises de transport et de l’aéronautique ont fait part de leur besoin de recrutement pour les mois à venir». Le directeur des ressources humaines de la SNCF, Pierre Izard, avait précisé à l’issue de la réunion que son entreprise était intéressée «par les commerciaux, notamment les agents de passage aux banques d’enregistrement des aéroports, et par le personnel de maintenance au sol». M. Izard, qui a également affirmé que les zones de recrutement les plus importantes pour la SNCF étaient «l’Ile-de-France et les grandes agglomérations telles que Lille et Lyon», a toutefois déclaré que les éventuels recrutements d’anciens d’AOM-Air Liberté se feraient plutôt en 2002 - Alain Dupuis - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -