21 Août 2001 TF1.fr AOM-Air Liberté: entente sur le plan social
Un accord a enfin été trouvé très tard dans la nuit sur les critères de licenciement des employés d'AOM-Air liberté. La signature définitive aura lieu ce matin, les lettres de licenciement devant partir dès demain. Après de longues semaines de négociations, le feuilleton de l'été s'est achevé au cœur de la nuit par un accord conclu peu après minuit entre syndicats et administrateurs judiciaires. Les critères de licenciement proposés pour chaque catégorie de personnel (pilotes, hôtesses et stewards, personnels au sol) ont ainsi été approuvé par les représentants syndicaux. Au total, il y aurait entre 750 et 850 personnes licenciées, alors que le plan de reprise initial en prévoyait plus de 1.850.Quel reclassement ?
Cette bonne nouvelle s'explique par de nombreux départs volontaires, entre 550 et 650. La majorité d'entre eux devraient retrouver un emploi chez Air France, qui pense reprendre environ 500 anciens d’AOM-Air Liberté. Recrutés par Air France, ou en passe de l'être, les hôtesses et stewards constituent la majorité des départs volontaires. La situation est autrement plus compliquée pour les pilotes monoqualifiés et qui, en cas de changement d'appareil, doivent entreprendre une formation coûteuse (entre 200.000 et 500.000 francs) pour l'entreprise qui les reprend. Pour ces salariés, les solutions évoquées sont partielles : une vingtaine d'entre eux devraient être gardés par AOM-Air Liberté. Et un projet de filiale Fokker 100 commune avec Corsica Tour, évoqué en CE, pourrait en reprendre d'autres. Le reclassement des personnels au sol pose également problème. Les grandes entreprises censées pouvoir les employer (Air France, SNCF, RATP ou Aéroports de Paris) n'ont en effet guère manifesté d'intérêt particulier. Les syndicats espèrent sur ce point que la réunion de travail prévue sur ce thème au ministère des Transports le 27 août, contribuera à débloquer la situation. C'est l'une des premières fois que l'Etat se démène autant, en faveur d'une entreprise en difficulté : Danone ou Moulinex, il y a quelques mois n'avaient pas bénéficié d'une telle sollicitude.
21 Août 2001 Europe1.fr AOM-Air Liberté: le marathon social est terminé
Syndicats et administrateurs judiciaires ont enfin trouvé un compromis sur les critères de licenciement. Les accords seront signés ce matin. Les quelque 800 lettres de licenciement partiront demain. Mardi, 06h46: Le comité d'entreprise consacré au plan social accompagnant la reprise d'AOM-Air Liberté s'est achevé peu après minuit à Rungis. Après 10 jours d'intenses discussions, syndicats et administrateurs judiciaires sont tombés d'accord sur les critères de licenciement pour chaque catégorie de personnel. Accord qui doit être officiellement signé par les syndicats. Ces derniers ont réussi à obtenir l'application pour tous les salariés de l'accord d'entreprise d'Air Liberté, plus favorable en terme d'indemnités de licenciement que celui d'AOM. Il était temps : les lettres de licenciement doivent partir au plus tard demain. D'ici là, les administrateurs judiciaires doivent finir de comptabiliser le nombre de salariés volontaires au départ, avant de dresser la liste des 750 à 850 personnels licenciés dans le cadre du plan de reprise. On est loin des 1.853 licenciements prévus il y a encore un mois dans le plan de reprise de la compagnie. La grande majorité des salariés licenciés devrait être des personnels au sol. Certains pourraient être reclassés comme hôtesses ou stewarts, nombre d'entre eux quittant la compagnie volontairement. Selon la procédure légale, le plan social doit être achevé le 27 août, soit un mois après le jugement du tribunal de commerce de Créteil, qui avait désigné la société Holco comme repreneur de la compagnie. Le 27 août également, une réunion aura lieu au ministère des transports avec des représentants de la SNCF, de la RATP ou d'Aéroports de Paris pour déterminer si ces entreprises publiques de transport peuvent reprendre du personnel d'AOM-Air Liberté. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © Europe1.fr 2001 -21 Août 2001 Clicanoo AOM-Air Liberté: Premières lettres de licenciement aujourd'hui
Syndicats et administrateurs judiciaires, qui poursuivaient leurs discussions hier en début de soirée, estimaient pour la plupart, avant le CE, être en mesure de tenir les échéances et d’arriver dans la soirée à un accord sur les critères de licenciements à appliquer dans chaque catégorie. Les administrateurs judiciaires auront alors une journée pour dresser la liste des salariés licenciés à partir de ces critères, après avoir pris connaissance des listes complètes de salariés volontaires au départ. Les lettres de licenciement seront envoyées à partir d’aujourd’hui, a confirmé l’un des administrateurs judiciaires chargés de mettre en place le plan social, Gilles Baronnie. Le plan social doit quant à lui, selon la procédure légale, être achevé le 27 août, soit un mois après le jugement du tribunal de commerce de Créteil, qui avait désigné la société Holco comme repreneur de la compagnie. Le nombre de licenciements à entériner restait encore incertain hier après-midi, la direction de la compagnie n’ayant pas encore pu établir le compte exact des salariés volontaires au départ.
Incertitude sur les chiffres
La dernière vague de départs volontaires comprenait 575 salariés vendredi dernier. Les partants étant autant de salariés en moins à licencier, le nombre de licenciements prévus était tombé à 834 (204 pilotes, 47 hôtesses et stewards et 583 personnels au sol), contre 1 853 prévus au départ par Holco. Selon la CFDT, le nombre de départs volontaires était hier de 615, ce qui ferait passer le nombre de licenciements sous la barre des 800 (794 exactement), si ces informations se vérifiaient. La principale information donnée hier est que les futurs licenciés pourront, quelle que soit leur compagnie d’origine, bénéficier des indemnités de licenciement prévues par l’accord d’entreprise le plus favorable, en l’occurrence celui d’Air Liberté. La nouvelle a été annoncée par M. Baronnie peu avant le début du CE, qui se tenait au siège d’Air Liberté à Rungis (Val-de-Marne). Le problème des critères de licenciement semblait également en passe d’être résolu pour les hôtesses et stewards, M. Baronnie ayant annoncé «être arrivé avec les syndicats à la conclusion d’un accord d’entreprise» pour cette catégorie. Celui-ci établit les licenciements au prorata de l’importance de chaque «population» (AOM, Air Liberté), en appliquant ensuite dans chaque catégorie, les critères légaux, avec, par ordre d’importance, l’ancienneté dans la compagnie, les charges de famille et l’ancienneté dans la fonction», selon le délégué CGT Paul Fourier. Le CE continuait hier en début de soirée à vérifier les listes de personnels au sol, extrêmement confuses en raison de l’existence de multiples dénominations dans chaque métier. «Le CE a décidé de regrouper tous les gens qui font le même métier dans la même catégorie, et d’appliquer ensuite les critères légaux», a indiqué M. Fourier vers 19 heures lors d’une interruption de séance. Les discussions devaient ensuite déterminer l’ordre des critères qui s’appliqueront à la troisième catégorie de personnels, celle des pilotes. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -