12 Août 2001 Clicanoo AOM-Air Liberté: la plan social toujours dans le flou
Entamé vendredi après-midi vers 16 heures, le CE, qui doit déterminer les critères de licenciement des salariés concernés par le plan social, a été suspendu vers 1h30 samedi et reprendra à 15 heures demain après-midi, toujours au siège d’Air Liberté à Rungis (Val-de-Marne), ont indiqué les syndicats. La question du volontariat semble avoir été la seule véritable avancée de cette réunion. Les syndicats ont ainsi appelé, à l’issue du CE, les personnels volontaires pour quitter la compagnie à se faire connaître avant le 17 août à 8 heures. «Nous savons que plus de 1 700 départs (volontaires ou licenciements) ont été prévus dans le cadre du plan de reprise. Si les salariés volontaires se manifestent, ils pourront être inclus dans la liste des partants et permettre à d’autres salariés concernés par le plan social de rester», a expliqué le délégué CGT Paul Fourier. De passage vendredi après-midi au CE, le repreneur de la compagnie, Jean-Charles Corbet, a annoncé que quelque 300 départs volontaires avaient déjà été enregistrés par la nouvelle direction. M. Corbet a également confirmé que la compagnie comptait garder une centaine de postes supplémentaires, qui concernent les hôtesses et stewards selon les syndicats, par rapport à son plan initial, qui prévoyait le licenciement de 1 853 des 4 559 salariés de la compagnie. En ajoutant ces postes aux départs volontaires, le plan social ne concerne donc plus à ce jour que 1 405 salariés, selon M. Corbet.
Reclassements problématiques
Le report du CE à lundi devait permettre aux syndicats, qui se réunissaient en commission pendant le week-end, d’établir des accords propres à chaque catégorie de personnel, a déclaré le délégué CFDT Gilles Nicoli. «Ces accords doivent permettre de prendre en compte les salariés volontaires pour partir de la compagnie, et de répartir les licenciements en fonction des différentes +populations+ (AOM, Air Liberté, TAT...) de l’entreprise», a précisé M. Nicoli. A l’aide de ces accords, les syndicats espèrent infléchir la position des administrateurs judiciaires, qui apparaissent davantage soucieux de faire respecter les critères de licenciements légaux (ancienneté, âge, charges de famille...), que de répartir les licenciements entre les différentes «populations» de la compagnie. Selon la CGT et la CFDT, les listes définitives de personnels licenciés devraient être établies d’ici le 20 août. Les salariés concernés devraient donc se voir notifier leur licenciement aux alentours du 22 août, selon les deux syndicats. La proximité de cette échéance rend particulièrement problématique la question des reclassements des personnels licenciés. Les syndicats apparaissent relativement optimistes pour les 400 à 500 hôtesses et stewards concernés, notamment en raison des possibilités d’embauche à Air France. Certains syndicats affirment même que la compagnie nationale est sur le point d’embaucher la totalité de ces personnels. En revanche, l’avenir apparaît beaucoup plus sombre pour les pilotes, notamment ceux des Fokker 1000 de l’ex-TAT, dont l’activité n’est pas reprise, et les personnels au sol (mécaniciens, maintenance, escale). - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -