27 Juillet  2001    TF1.fr   AOM : Rochet flingue son offre

Alors que le tribunal de commerce doit rendre sa décision aujourd'hui vers 17 heures, le président du pôle aérien en difficulté a suspendu son offre à un accord social. Or, les salariés ne veulent pas du projet Rochet. Le dossier Corbet tient donc la corde. C’est une suicide. Alors qu’il se sait très impopulaire auprès des syndicats, Marc Rochet, l’actuel président d’AOM-Air Liberté continue d’exiger un accord social avant la mise en œuvre de son plan de sauvetage prévoyant la suppression de 3000 des 5000 emplois. Le président du tribunal de commerce de Créteil, qui choisira ce soir un repreneur, a bien tenté de le rappeler à la raison. Rien n’y fait, Marc Rochet maintient sa condition et ouvre la voie à ses concurrents à la reprise globale. La CGT, elle, met la pression: elle menace d'une grève le 30 juillet si le projet Rochet passe. Parmi ceux-ci, deux prétendants tiennent la corde : Fidei et, surtout, le pilote d'Air France, Jean-Charles Corbet et son projet Holco. Ce dernier a marqué des points puisqu'il a réussi à rallier à lui la quasi-totalité des syndicats de pilotes des deux compagnies, à l'exception de la CFTC. Mais le projet de Fidei pourrait sortir gagnant si Jean-Charles Corbet ne réduit pas ses prétentions financières ou s'il ne parvient pas à convaincre Swissair de faire un effort financier supérieur à environ 1,4 milliard de francs en liquidités. Il prévoit une baisse de 10% de la masse salariale des pilotes et mécaniciens navigants (charges sociales patronales incluses) en échange d'actions. Il garderait 2706 salariés. Les 5 000 salariés d'AOM-Air Liberté seront fixés sur leur avenir ce soir au plus tard, sauf nouvel atermoiement très peu probable. Le tribunal de commerce de Créteil, qui a entendu pour la dernière fois hier les candidats à la reprise, compte en effet rendre sa décision à 17 heures. Même si l’hypothèse d’une reprise globale semble se préciser, le dépeçage du pôle aérien entre plusieurs repreneurs, voire la liquidation pure et simple des sociétés, restent envisageables.

27 Juillet  2001    Le monde.fr     AOM-Air Liberté: le projet Holco retenu

Le pilote d'Air France Jean-Charles Corbet et son projet "Holco" ont été retenus, vendredi, par le tribunal de commerce de Créteil pour la reprise des compagnies aériennes AOM/Air Liberté . Le tribunal de commerce de Créteil n' a pas créé la surprise, vendredi 27 juillet, au moment d'annoncer lequel des quatre projets en lice pour la reprise d' AOM/Air Liberté remportait "la mise". Comme le laissait supposer le réquisitoire du procureur prononcé jeudi 26 juillet, le projet Holco, porté par l'ancien pilote d'Air France Jean-Charles Corbet, a été retenu pour la reprise du transporteur aérien, placé en redressement judiciaire, décision qui a amené la CGT à lever son préavis de grève pour lundi. Ce projet de reprise globale du deuxième pôle aérien français prévoit le maintien de 2 706 emplois sur un effectif actuel de 4 559 salariés. Un élément qui a permis de recueillir, jeudi, l'adhésion massive du comité d'entreprise de la compagnie. Le projet de Jean-Charles Corbet, épaulé par la banque canadienne CIBC, prévoit également que le groupe suisse Swissair Group, qui détient 49,5 % des compagnies, débourse 2 milliard de francs. Ce chiffre se situe dans la limite que la compagnie s'était fixée et qui est couverte par les provisions inscrites à ses résultats 2000. Le projet Holco, retenu par le tribunal, s'appuie sur un accord de paix sociale durant la période de redressement. Il prévoit de réduire la masse salariale des pilotes et mécaniciens navigants de 10 % en échange d'actions de la future compagnie, ce qui porterait la participation des pilotes au capital à 150 millions de francs et renforcerait l'assise financière du plan de redressement Holco, de 230 millions de francs.  "Je ne suis qu'un pilote d'Air France, un porte-parole des aspirations de tous les salariés", a déclaré Jean-Charles Corbet, qui a répondu à un "appel au secours collectif". L'ancien pilote s'est dit très ému : "Aujourd'hui, le rêve aboutit avec cette reprise. C'est un ensemble de personnes qui a porté ce projet. Quand on veut réussir quelque chose, en s'y mettant à plusieurs, on y arrive toujours." "Les salariés m'ont dit : il faut que tu gagnes pour nous", a-t-il rappelé, en félicitant "l'équipe formidable qui a travaillé en partant de rien pendant quatre mois et demi pour aboutir à ce succès". Jean-Charles Corbet a déclaré qu'une première réunion de travail aura lieu lundi avec tous les responsables de l'entreprise. La direction actuelle du transporteur aérien AOM/Air Liberté a annoncé qu'elle veillerait à assurer "dans les meilleures conditions possibles" la transition avec les repreneurs. De son côté, le ministre de l'équipement et des transports Jean-Claude Gayssot, qui a appris "avec satisfaction" le choix du tribunal de commerce de Créteil, a assuré dans un communiqué "que tous les moyens seront mis en oeuvre pour que personne ne soit laissé de côté." Avec Reuters et AFP

"Une décision importante" pour les voyageurs, selon Michelle Demessine

La secrétaire d'Etat au tourisme Michelle Demessine a estimé vendredi dans un communiqué que la reprise des compagnies aériennes AOM-Air Liberté par le pilote Jean-Charles Corbet est "une décision importante" pour les voyageurs car elle "garantit la desserte aérienne entre les DOM et la métropole durant la saison estivale en cours, tant pour nos compatriotes que pour les visiteurs étrangers de ces départements".  Prenant acte de "l'issue positive de ce dossier difficile", la secrétaire d'Etat a rappelé que le gouvernement s'était engagé lors de la rencontre avec les élus d'Outre Mer à ce que les liaisons soient maintenues. De plus, cette décision de justice "va permettre (...) aux hôteliers et aux restaurateurs des départements d'Outre Mer d'exercer une activité normale et de préserver les emplois qui y sont liés", souligne Mme Demessine. - Droits de reproduction et de diffusion réservés; © Le Monde 2001 -

27 Juillet  2001    Le figaro.fr Economie     L'heure de vérité pour AOM-Air Liberté

C'est aujourd'hui, à 17 heures, au terme de plusieurs sursis accordés aux candidats repreneurs pour peaufiner leur offre, que le tribunal de commerce de Créteil doit rendre son verdict sur l'avenir de la compagnie aérienne AOM-Air Liberté, placée en redressement judiciaire depuis le 19 juin dernier. Hier, avant que l'audience ne débute, le comité d'entreprise (CE) d'AOM-Air Liberté a renouvelé un soutien massif au plan de reprise du pilote d'Air France Jean-Charles Corbet, baptisé «Holco» et soutenu par la banque canadienne CIBC. A l'issue du vote des 20 délégués du personnel, ce projet a ainsi obtenu 17 voix pour, 0 contre et 3 abstentions, a indiqué le délégué syndical CGT Paul Fourrier. Son challenger, le projet conduit par le président de la compagnie, Marc Rochet, soutenu par Maaf Assurances, n'a en revanche récolté aucune voix favorable (dix contre et dix abstentions). Enfin Fidei (filiale foncière de l'américain Leucadia), l'autre projet crédible, n'a récolté que des abstentions. Marc Rochet bénéficie néanmoins de l'appui du syndicat très minoritaire CFTC et de l'association de salariés (400 personnes), AOM-Air Liberté Agir pour l'Avenir. «L'accord proposé par Marc Rochet est indispensable pour la survie de l'entreprise, car il homogénéise les conditions de travail des salariés», estime le délégué syndical CFTC Jean-Christophe Bandler. Et de dénoncer: «(...) Lors du CE, il a été confirmé et acté par l'équipe Corbet que le premier plan social serait suivi d'un second dans quelques mois.» La veille, de longues négociations avaient été menées dans le but de rapprocher les deux offres favorites, Holco et Rochet. Toutefois, en raison du refus de Maaf Assurances de se désolidariser de Marc Rochet, jugé indésirable à un poste de direction par les représentants des salariés, aucun rapprochement n'a pu être trouvé. «On serait très fiers d'avoir la Maaf à nos côtés mais pas avec Rochet, et pas à leurs conditions, expliquait hier, avant le début de l'audience, le délégué syndical CFDT Gilles Nicoli. «Ce dernier dit qu'il veut se retirer depuis quelques jours mais je n'en crois rien», a-t-il ajouté. Chacun des deux plans possède un atout: Holco semble rimer avec «paix sociale», quand son adversaire dispose, lui, d'un partenaire financier de taille. En effet, Maaf injecterait 25 millions de francs dans le capital du holding de reprise. Pour autant, selon Paul Fourrier (CGT), AXA pourrait, entre autres nouveaux partenaires, rejoindre le tour de table de Jean-Charles Corbet. Le tribunal de commerce va donc devoir se prononcer à la lumière de ces différentes données. La garantie d'un apport financier de l'actionnaire Swissair, évaluée à 1,8 milliard de francs français, écarte, normalement, l'hypothèse d'une liquidation judiciaire. Il reste que, si le tribunal donne sa préférence au projet Rochet, une grève du personnel pourrait être lancée dès lundi, comme le prévoit un préavis déposé hier matin par la CGT. - Virginie Vétil - Droits de reproduction et de diffusion réservés © lefigaro.fr 2001. - Le Figaro est membre du réseau EDA.

27 Juillet  2001   Clicanoo     AOM: Décision aujourd'hui

Le tribunal peut prononcer une liquidation, option qui semble s'éloigner mais reste théoriquement possible, ou céder les compagnies à l'un des repreneurs. Parmi les quatre offres de reprise globale, deux sont données favorites: celle de Marc Rochet soutenue financièrement par Maaf Assurances, et le projet Holco du pilote d'Air France Jean-Charles Corbet, épaulé par la banque canadienne CIBC. M. Corbet a marqué des points puisqu'il a réussi à rallier à lui la quasi-totalité des syndicats de pilotes des deux compagnies, à l'exception de la CFTC, selon Me Yves Leonzi, avocat du projet Holco. L'accord signé prévoit une paix sociale durant la période de redressement, une diminution de 10% de la masse salariale des pilotes et mécaniciens navigants (charges sociales patronales incluses) en échange d'actions. La participation des pilotes au capital s'élèverait ainsi à 150 millions de francs, ce qui donne une assise financière de 230 millions de francs au projet. Le comité d'entreprise d'AOM-Air Liberté lui a apporté hier midi un soutien massif (17 voix pour, sur 20). Selon de nouveaux chiffres diffusés mercredi par la direction au personnel, les effectifs d'AOM/Air Liberté avec ses filiales se montaient à 4 559 personnes au 1er juillet. Sur ce total, le projet Holco prévoit la reprise de quelque 2 706 salariés.

PRESQUE TOUS LES SYNDICATS CONTRE MARC ROCHET

Le plan de Marc Rochet, qui conserverait pour sa part 2 600 employés, n'a obtenu aucune voix pour, 10 contre et 10 abstentions. Il a toutefois reçu le soutien du syndicat CFTC, minoritaire, et de l'association "AOM Air Liberté-Agir pour l'avenir" qui réunit environ 400 salariés, dont de nombreux cadres proches de M. Rochet. Si le tribunal choisit le projet Corbet-Holco, "il aura derrière lui l'ensemble des salariés, qui se mobiliseront pour rétablir la compagnie, et d'autres partenaires financiers pourraient arriver", selon le délégué CGT Paul Fourier. Le nom d'AXA a notamment été évoqué. Mais si M. Rochet est retenu, "la paix sociale sera loin d'être garantie", met en garde M. Fourier. Il a déposé dans la matinée un préavis de grève à partir du lundi 30 juillet, qui sera mis en exécution au cas où le tribunal opte pour le projet Rochet. Des négociations entre MM. Corbet et Rochet pour une fusion de leurs projets se sont tenues tard dans la nuit de mercredi à jeudi, mais sans succès. Comme tous les autres projets, les offres de M. Corbet et de M. Rochet intègrent un financement de la part de l'actionnaire Swissair, qui détient 49,5% des compagnies. Le groupe de Zurich devrait contribuer à hauteur de 1,8 milliard de FF (270 millions d'euros) au sauvetage d'AOM/Air Liberté, si un repreneur est désigné par le tribunal. Des candidats à des reprises partielles ont également été auditionnés hier par le tribunal. Si une reprise d'ensemble est privilégiée, certaines filiales (restauration notamment), non comprises dans les projets globaux, pourraient être cédées à part.

TRANSPORT : La CFTC soutient le plan Rochet

La CFTC AOM-Air Liberté apporte son soutient au projet de reprise présenté par le Pdg de l'entreprise, Marc Rochet, estimant que l'autre projet principal, Holco, pourtant soutenu par les autres syndicats, est "irréaliste et démagogique", a indiqué hier ce syndicat. La CFTC se place ainsi sur la même ligne, celle du soutien au plan Rochet, que l'association (loi 1901) de salariés "AOM-Air Liberté Agir pour l'avenir", alors que le CE a apporté hier matin un appui massif au projet Holco. Le syndicat estime "que l'accord proposé par M. Rochet dans le cadre de son projet de reprise est indispensable pour la survie de l'entreprise", car il homogénéise les conditions de travail des salariés issus des compagnies AOM et Air Liberté, selon son délégué Jean-Christophe Bandler. Le syndicat, très minoritaire mais qui dispose de délégués dans tous les collèges (personnels au sol, hôtesses et stewards, pilotes et mécaniciens navigants), "ne souscrira" en revanche "jamais" au projet Corbet-Holco, qu'il qualifie d'"ignominie", ajoute-t-il dans un communiqué.

Préavis de grève de la CGT à partir de lundi

La CGT AOM-Air Liberté a annoncé avoir déposé hier un préavis de grève à compter du lundi 30 juillet, qui sera mis à exécution si le tribunal de commerce de Créteil retient le plan de reprise présenté par le pdg de la compagnie, Marc Rochet. "Le mépris affiché par cet individu (M. Rochet) des règles élémentaires de droit et de déontologie nous amène à déposer ce jour un préavis de grève, à compter du lundi 30 juillet, afin d'accueillir le plan Rochet et son volet anti-social, s'il était retenu par le tribunal de commerce", explique la CGT dans un communiqué. La CGT AOM-Air Liberté constate, "à quelques heures de la décision du tribunal de commerce", que M. Rochet "aura utilisé jusqu'au dernier moment les pires méthodes pour essayer de faire passer son projet en force". Le syndicat accuse ainsi M. Rochet d'avoir utilisé "une association bidon menée par des cadres d'entreprise" (en référence à l'association "AOM Air Liberté Agir pour l'avenir", qui soutient le projet Rochet, ndlr), de tenter de "regagner une virginité éthique par son alliance avec la MAAF", et d'utiliser "à son profit exclusif le soutien de son employeur et actionnaire, Swissair, afin d'orienter le jugement du tribunal de commerce".
"Nous entendons, par cet acte, signifier que la politique prévue par M. Rochet a toutes les chances de produire les mêmes effets que sa politique passée", conclut le syndicat. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

27 Juillet  2001   Airline Industry Information     Final bids for AOM-Air Liberte submitted

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Final bids for the takeover of French airline group AOM-Air Liberte were lodged by four parties on 25 July. Le Figaro reported that offers were submitted by French airline pilot Jean-Charles Corbet (Holco bid); French land and real estate company Fidei; former AOM shareholder Alain Atlani; and Marc Rochet, the group's current chairman. The bids were due to be reviewed by the Creteil commercial court on 26 July, with a final decision on the group's future expected on 27 July. - COPYRIGHT 2001 M2 Communications Ltd. - COPYRIGHT 2001 Gale Group -