21 Juillet 2001 Le Télégramme AOM-Air Liberté : le spectre de la liquidation s'éloigne
Le pôle aérien français AOM-Air Liberté sera définitivement fixé sur son sort et sur l ’ identité d ’ un éventuel repreneur au plus tard le vendredi 27 juillet, la perspective d ’une liquidation pure et simple semblant s ’ éloigner grâce à l ’ effort financier promis par Swissair. Après avoir auditionné avant hier les quinze candidats à une reprise globale ou partielle du pôle aérien, le tribunal de commerce de Créteil (Val-de-Marne) leur a donné un nouveau délai, jusqu ’ à mardi midi, pour améliorer leurs offres, aucune n ’ ayant été jugée assez solide financièrement. Les candidatures seront réexaminées jeudi et « le jugement sera prononcé vendredi prochain au plus tard », a expliqué le président du tribunal Christian Rousselin. « Tous les repreneurs sont sur la même ligne droite jusqu ’ à mardi midi, y compris Marc Rochet », a-t-il ajouté. A l ’ origine partenaire du projet de la société française Fidei, le président d ’ AOM-Air Liberté, Marc Rochet, a fait cavalier seul et déposé mercredi soir une offre de dernière minute, car il estimait les autres projets insuffisants. Cette offre n ’ a pas été examinée parce que présentée hors délai, mais le sera la semaine prochaine.
Deux projets tiennent la corde
Parmi les quinze candidatures, quatre offres globales (1) émergent nettement : celles de M. Rochet, de Fidei, d ’ Alain Atlani (ancien président d ’ AOM), et du pilote d ’ Air France Jean-Charles Corbet (projet Holco), cette dernière bénéficiant du soutien des salariés. « Le tribunal vient de reconnaître qu ’ il y a deux repreneurs globaux sérieux », a déclaré hier à Martigues (Bouches-du-Rhône) le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot. « Les projets Fidei et Corbet sont actuellement les plus avancés », a reconnu de son côté Me Gilles Baronnie, l ’ un des deux administrateurs judiciaires. Le projet de Marc Rochet « est sérieux », a-t-il ² ajouté, mais il souffre « d ’ un handicap social » : l ’ extrême impopularité du président vis-à-vis des salariés, encore aggravée par son offre de dernière minute. Une ombre plane par ailleurs sur la légalité de ce projet, la loi interdisant au dirigeant d ’ une société en redressement judiciaire de présenter une offre de reprise.
Les Suisses feront un effort financier
Le projet de M. Atlani fait état de moyens importants, de l ’ ordre de trois milliards de francs, mais « il nécessite des vérifications sur les sources financières. », a ajouté M aîtr e Baronnie. Même si le tribunal et les administrateurs judiciaires n ’ écartent pas totalement une liquidation judiciaire d ’ AOM-Air Liberté, Swissair a redonné espoir aux salariés en annonçant jeudi devant le tribunal qu ’ il ferait un effort financier de 1,8 milliard de franc si un repreneur était désigné. 1- Sur les 5.200 salariés d ’ AOM-Air Liberté, le projet Holco prévoit d ’ en garder 3.400, celui de Marc Rochet environ 3.000 et celui de Fidei 2.800. - Copyright © LE TELEGRAMME - 21/07/2001 -
21 Juillet 2001 Clicanoo AOM: La perspective de la liquidation judiciaire s'éloigne
Après avoir auditionné jeudi les quinze candidats à une reprise globale ou partielle du pôle aérien, le tribunal de commerce de Créteil (Val-de-Marne) leur a donné un nouveau délai, jusqu'à mardi midi, pour améliorer leurs offres, aucune n'ayant été jugée assez solide financièrement. Les candidatures seront réexaminées jeudi et "le jugement sera prononcé vendredi prochain au plus tard", a expliqué à l'AFP le président du tribunal Christian Rousselin. "Tous les repreneurs sont sur la même ligne droite jusqu'à mardi midi, y compris Marc Rochet", a-t-il ajouté. A l'origine partenaire du projet de la société française Fidei, le président d'AOM-Air Liberté, Marc Rochet, a fait cavalier seul et déposé mercredi soir une offre de dernière minute, car il estimait les autres projets insuffisants. Cette offre n'a pas été examinée jeudi parce que présentée hors délai, mais le sera la semaine prochaine. Parmi les quinze candidatures, quatre offres globales émergent nettement : celles de M. Rochet, de Fidei, d'Alain Atlani (ancien président d'AOM), et du pilote d'Air France Jean-Charles Corbet (projet Holco), cette dernière bénéficiant du soutien des salariés."Une liquidation serait catastrophique"
"Le tribunal vient de reconnaître
qu'il y a deux repreneurs globaux sérieux", a déclaré vendredi à
Martigues (Bouches-du-Rhône) le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot,
tout en rappelant que les magistrats avaient donné "un délai pour que le
tour de table soit enrichi et conforté". "Les projets Fidei et Corbet
sont actuellement les plus avancés", a reconnu de son côté Me Gilles
Baronnie, l'un des deux administrateurs judiciaires. Le projet de Marc Rochet
"est sérieux", a-t-il ajouté, mais il souffre "d'un handicap
social": l'extrême impopularité du président vis-à-vis des salariés,
encore aggravée par son offre de dernière minute. Marc Rochet a agi "à
la hussarde", a déploré le délégué syndical CFDT Gilles Nicoli.
"Si le projet Rochet passe, c'est le feu le premier jour", a assuré
un autre délégué CFDT, Geoffroy Lamade. Une ombre plane par ailleurs sur la légalité
de ce projet, la loi interdisant au dirigeant d'une société en redressement
judiciaire de présenter une offre de reprise. Le projet de M. Atlani fait état
de moyens importants, de l'ordre de 3 milliards de francs, mais "il nécessite
des vérifications sur les sources financières. Nous sommes toujours très
prudents face à l'annonce de sommes importantes", a ajouté Me Baronnie. Même
si le tribunal et les administrateurs judiciaires n'écartent pas totalement une
liquidation judiciaire d'AOM-Air Liberté, Swissair a redonné espoir aux salariés
en annonçant jeudi devant le tribunal qu'il ferait un effort financier de 1,8
milliard de franc si un repreneur était désigné. "Les Suisses ont été
dignes", a jugé le syndicaliste Gilles Nicoli. Cette proposition est un
"aspect pas négligeable", a estimé Jean-Claude Gayssot. "Une
liquidation serait catastrophique", a martelé le ministre des Transports,
répétant sa conviction qu'"il y a la place pour un deuxième pôle aéronautique
aux côtés de la compagnie nationale" Air France. Sur les 5 200 salariés
d'AOM-Air Liberté, le projet Holco prévoit d'en garder
3 400, celui de Marc Rochet environ 3 000 et celui de Fidei 2 800.
Deux repreneurs globaux sérieux selon M. Gayssot
Le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot a estimé hier à Martigues que le tribunal de commerce de Créteil avait reconnu qu'il existait "deux repreneurs globaux sérieux" pour la reprise d'AOM/Air Liberté. "Le tribunal vient de reconnaître qu'il y a deux repreneurs globaux sérieux" pour reprendre le pôle aérien français, a déclaré M. Gayssot devant la presse, tout en rappelant que les magistrats avaient donné "un délai pour que le tour de table soit enrichi et conforté". Il a qualifié d'"aspect pas négligeable" la proposition de Swissair, actionnaire à 49,5%, d'apporter 1 milliard de francs (150 millions d'euros) d'argent frais et une somme à concurrence de 300 millions (45,73 M EUR) pour rembourser les billets émis non utilisés (BENU) à leurs porteurs, à la condition d'un projet global, sérieux et viable. Le ministre des Transports a ajouté qu'il fallait "travailler à ce que, dans les jours qui viennent, tout soit mis en œuvre pour que le plan de cession soit effectif". "Une liquidation serait catastrophique", a poursuivi M. Gayssot, en réaffirmant qu'"il y a la place pour un deuxième pôle aéronautique au côté de la compagnie nationale" en France. A propos d'Air Littoral, M. Gayssot, rappelant que le "dépôt de bilan avait été évité", a souligné qu'il s'était "engagé pour que les salariés pas repris ne restent pas sur le carreau". Le syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) d'Air Littoral a déposé un préavis de grève pour trois jours à compter d’hier. Il conteste les conditions du plan de Marc Dufour (ancien PDG de la compagnie), choisi comme repreneur le 30 juin, qui prévoit la suppression de 280 à 300 postes, selon une source syndicale. M. Gayssot inaugurait à Martigues trois nouvelles vedettes des affaires maritimes, dans le cadre d'un plan de modernisation de cette flotte.
Swissair fera un effort financier
Le groupe aéronautique Swissair,
actionnaire à 49,5% du pôle aérien français AOM-Air Liberté, fera un
"effort financier" équivalent à 1,8 milliard de francs pour
contribuer à sauver les deux compagnies si un repreneur est désigné par le
tribunal de commerce, a affirmé une source proche du dossier.
Cet effort financier a été annoncé jeudi par Swissair au tribunal de commerce
de Créteil, qui a laissé jusqu'à mardi midi aux candidats à la reprise pour
améliorer leurs offres. Swissair s'en remet au tribunal pour désigner le
probable repreneur des compagnies françaises et soutiendra les offres du président
d'AOM-Air Liberté Marc Rochet, de la société Fidei ou du pilote d'Air France
Jean-Charles Corbet (projet Holco), si l'une des trois est choisie, a précisé
cette source. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique
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