20 Juillet 2001 TF1.fr AOM : rattrapage dans une semaine
Une semaine de délai a été accordée par le tribunal de commerce de Créteil aux candidats à la reprise d’AOM-liberté. Durant ce laps de temps, les candidats devront tout faire pour « muscler leurs offres ». Le tribunal de commerce de Créteil a décidé de repousser au 26 juillet l’examen des offres de reprise de la compagnie AOM-Air Liberté, laissant ainsi un peu de temps aux candidats pour améliorer leurs offres. La séance s’est achevée avec l'examen de l'offre déposée par Marc Rochet. Le dépôt in extremis dans la soirée de mercredi de cette offre de reprise par l'actuel président des compagnies, Marc Rochet, a quelque peu changé la donne et semblait plaider en faveur d'un délai pour laisser le temps à l'ensemble des prétendants de muscler leurs offres. Les administrateurs judiciaires chargés du dossier recommandent cette solution. Plus tôt dans la journée de jeudi, le tribunal avait jugé "irrecevable" le projet de reprise "Boétie" mené par le pilote d'AOM Philippe Noureau et de son associé Philippe Rouxel. Ce projet de reprise globale prévoit la reprise de 2.518 personnes au sein d'une nouvelle compagnie dont les salariés détiendraient 51% du capital, et fait état de l'intérêt de "plusieurs investisseurs de premier plan" souhaitant à ce stade conserver l'anonymat. Il a été refusé en "l’absence de garanties financières" suffisantes. Au terme de ces débats, le tribunal devra faire un choix entre trois possibilités : prononcer une liquidation judiciaire des compagnies, qui emploient quelque 5000 personnes, accepter une reprise partielle ou totale, ou se donner un délai supplémentaire pour examiner les différents projets. Les administrateurs judiciaires ont d'ailleurs recommandé au tribunal cette troisième solution qui donnerait un nouveau délai (un de plus) aux candidats pour muscler financièrement leurs offres, et peut-être convaincre l'un des actionnaires actuels, Swissair Group, de soutenir l'un d'eux.
20 Juillet 2001 Le web de L'Humanité Politique - Brèves : Bref sursis pour AOM
Le tribunal devait renvoyer à la semaine prochaine sa décision quant à l'avenir des compagnies. Le président d'AOM-Air Liberté, Marc Rochet, a remis une offre de reprise de dernière minute. Elle prévoit le maintien de 3 000 emplois sur 5 000, tandis que les salariés et la direction deviendraient les principaux actionnaires des deux compagnies aériennes. Le tribunal de Créteil a commencé à examiner les dossiers de quinze candidats. Un probable renvoi de la décision du tribunal donnerait un nouveau délai aux candidats pour muscler financièrement leurs offres, et peut-être convaincre l'un des actionnaires actuels, Swissair Group, de soutenir l'un d'eux.
Le Sort d'AOM-Air Liberté entre les mains des juges
TRANSPORT AERIEN. Audience, à huis clos, du tribunal de commerce. Les administrateurs judiciaires ont demandé aux juges de s'accorder un court délai de réflexion avant d'opter pour des propositions de reprise du pôle aérien français qui pourrait échapper au crash. Le tribunal de commerce de Créteil avait entamé hier matin, à huis clos, l'examen des dossiers de reprise du pôle aérien français AOM-Air Liberté. Plus de cent personnes ont été auditionnées. Parmi elles, Marc Rochet, le PDG d'AOM-Air Liberté qui, mercredi soir à la dernière minute, a remis une offre de reprise par plan de cession des deux compagnies aériennes, dont les salariés et la direction deviendraient, selon lui, les principaux actionnaires. Auparavant, Marc Rochet avait jugé qu'aucun des projets de reprise présenté mardi au comité d'entreprise n'était viable. Selon le communiqué qu'il a publié dans la nuit de mercredi à jeudi, son offre permettrait de sauvegarder 2 205 emplois dans les deux compagnies (sur un effectif de 3 879 personnes, sans les filiales) et de 238 dans les filiales reprises (Air Liberté industrie et Minerve Antilles Guyane). Cette offre prévoit également le maintien de contrats avec des sociétés proches de l'ancien groupe, ce qui devrait permettre de préserver " 600 emplois ", et porte à plus de " 3 000 le nombre d'emplois maintenus dans leurs emplois actuels ", assure Marc Rochet. Selon ce plan, qui prévoit un " retour à l'équilibre dans les deux ans ", la holding de contrôle, au capital de 200 millions de francs, sera ouverte à une ou plusieurs structures représentant l'ensemble des salariés à hauteur de 35 %. Le reste du capital sera détenu à 40 % par l'équipe de direction et à 25 % par le fonds " Ethique MAAF assurances ". Cette proposition nécessite l'instauration d' " un financement de la part des actionnaires actuels pour un montant de 1,25 à 1,3 milliard de francs ", indique le communiqué. Or Swissair Group, qui détient 49,5 % du capital des deux compagnies, a laissé miroiter l'apport de 2 milliards de francs pour réduire le déficit, à la condition de ne pas être poursuivi en justice. Mais l'actionnaire majoritaire, Taitbout Antibes, détenu par la holding d'Ernest Antoine Seillière, Marine-Wendel, a répété qu'il ne remettrait pas d'argent dans les compagnies, alors que le ministre des transports, Jean-Claude Gayssot, a encore redemandé mardi aux actionnaires d'assurer leurs responsabilités. On relèvera enfin que sur le plan social, l'offre de Marc Rochet fait hurler les syndicats. Elle précise, en effet, qu' " un nouvel accord sera proposé aux salariés afin qu'ils puissent se déterminer en toute connaissance de cause "... Rappelons que les deux dossiers de reprise globale, jusque-là jugés les plus sérieux, sont ceux de la société foncière Fidei, filiale de l'américain Leucadia, et du pilote d'Air France Jean-Charles Corbet, soutenu par la banque canadienne CIBC (projet Holco). Le second projet, qui prévoit une reprise de 3 400 salariés (contre 2 800 pour Fidei), a reçu mardi dernier le soutien du comité d'entreprise. Hier, le tribunal de commerce avait donc à se prononcer, soit pour la liquidation judiciaire, soit pour une reprise, partielle ou totale. Mais il pouvait aussi s'accorder un délai supplémentaire pour examiner les différents projets. C'est cette dernière solution qui apparaissait la plus probable, à l'heure où ces lignes sont écrites, car les administrateurs judiciaires Gilles Baronnie et Baudoin Libert avaient recommandé au tribunal de fixer un " court " délai pour l'amélioration des offres de reprise, faute de quoi une liquidation serait la seule issue. Dans le rapport remis au tribunal, et rendu public par l'AFP, les administrateurs notent que les quinze offres de reprise partielles ou globales nécessitent encore de nombreux éclaircissements, sur le plan financier et social. Ils soulignent aussi que l'exploitation des compagnies concernées aura généré depuis le 19 juin, date de la mise en redressement judiciaire, au 31 juillet " un passif estimé à 321 millions de francs. " Ils relèvent également qu'aucun des repreneurs n'a obtenu à ce jour un accord sur les aides financières sollicitées auprès des actionnaires de référence. Aucun n'a fourni d'éclaircissements suffisants concernant les points restés en suspens de leurs propositions respectives, plus particulièrement sur le management, les apports de fonds et le plan social. Aucun n'a proposé de prix de cession satisfaisant au regard de la valeur des actifs des sociétés. Enfin, aucun des candidats n'a donné de détails des postes supprimés permettant l'élaboration du plan social. P. A
Paul Fourier : "Nous serons peut-être la petite soeur d'Air France"
Paul Fourier est délégué CGT d'Air Liberté, il a répondu hier à nos questions quelques heures avant la décision du tribunal de commerce de Créteil.
Comment réagissez-vous au dépôt par Marc Rochet d'un plan de dernière minute ? Paul Fourier: C'est un problème. Si, avec les plans Corbet et Fidei - même s'ils suscitent des réserves -, on est confronté à des propositions sérieuses dont on discute depuis un bon moment, avec Rochet, c'est totalement différent. Cette proposition de dernière minute, qui ne respecte pas le calendrier fixé par le tribunal de commerce et les administrateurs judiciaires, nous paraît très louche. Il serait inadmissible qu'on se prononce en quelques minutes sur un dossier qui sera lourd de conséquences pour les salariés d'AOM-Air Liberté déjà soumis à rude épreuve depuis des mois. C'est d'ailleurs clair. Marc Rochet veut tout boucler pour le 30 juillet, il remet en cause tous les acquis. Bref, il agit à la hussarde, il veut passer en force en mettant en avant le fait qu'il dispose du financement de Swissair.
Vous restez donc dans l'idée que le plan le plus solide est celui de Jean-Charles Corbet ? Paul Fourier: Bien sûr. On connaît Rochet, il n'a jamais rien apporté à l'entreprise. Certes le plan Corbet n'est pas satisfaisant à 100 % mais sur la forme et le fonds, c'est le plus sérieux.
Si le tribunal de commerce se prononce en faveur de la reprise par Corbet, qu'attendez-vous de lui ? Paul Fourier: De le rencontrer le plus tôt possible pour examiner ensemble la situation et repartir sur de bonnes bases, en tenant compte des droits des salariés. Ce plan prévoit de reprendre aux alentours de 3 000 personnes sur 5 200. Pour les propositions de reclassement chez Air France, dont on a beaucoup parlé, je dois dire que, pour l'heure, ce n'est pas sérieux. Air France ne s'est pas, jusque-là, comporté de manière correcte vis-à-vis des personnels d'AOM et Air Liberté, auxquels la compagnie a tout simplement proposé de renoncer à leurs acquis. J'espère qu'une fois l'épisode judiciaire passé, Air France se comportera de manière plus positive.
D'une manière plus générale, quelles sont les réflexions que vous inspire la situation que connaît AOM-Air Liberté depuis le dépôt de bilan ? Paul Fourier: C'est l'échec de la déréglementation du ciel européen. Certes, cela aurait pu finir par la liquidation judiciaire. On est en mesure, je crois, d'éviter le pire, mais la nouvelle compagnie ne sera finalement que la petite sour d'Air France, elle occupera le marché que la compagnie nationale ne peut pas absorber. Cette expérience montre aussi qu'on ne peut pas gérer des entreprises, même avec des actionnaires aussi puissants que Swissair, British Airways ou le baron Seillière, sans l'adhésion des personnels, sans développer une politique cohérente. On peut avoir les actionnaires les plus riches du monde, mais si on n'est pas dans le coup de la mission de l'entreprise, si on ne respecte pas les personnels, si on ne mobilise pas pour attirer les clients, on va dans le mur. Je rappelle que British Airways s'est plantée en 1997, alors qu'elle était la première compagnie européenne et la plus rentable au monde financièrement. En fait, nos patrons successifs n'ont tiré aucune leçon de ces échecs. Propos recueillis par Pierre Agudo -
20 Juillet 2001 Clicanoo Transport: Un sursis d'une semaine pour AOM-Air Liberté
Le tribunal a donc laissé jusqu’à mardi aux prétendants pour améliorer leurs offres, après avoir passé la journée d’hier à étudier les 15 dossiers de reprise, dont six propositions globales, au cours d’une audition marathon à huis clos. Par ailleurs, Swissair, actionnaire à 49,5% du pôle aérien français, se serait déclaré prêt à apporter 1 milliard de francs d’argent frais et 300 millions sous forme de billets émis non utilisés (BENU) aux sociétés, à la condition d’un projet global, sérieux et viable, selon Sylvie Faure, représentante syndicale CGT, qui rapportait les propos des avocats de Swissair. Dans son réquisitoire, le procureur a marqué sa préférence pour les offres de reprises de la société foncière Fidei et Holco du pilote d’Air France Jean-Charles Corbet, a indiqué Sylvie Faure. «Le projet Rochet n’est pas à retenir» et le projet Atlani est «un peu inquiétant», a-t-elle déclaré, citant le réquisitoire du procureur. Le dépôt in extremis dans la soirée de mercredi d’une offre de reprise par l’actuel président des compagnies, Marc Rochet, plaidait en faveur d’un délai pour laisser le temps à l’ensemble des prétendants de muscler leurs offres. Les administrateurs judiciaires chargés du dossier recommandaient cette solution dans leur rapport. Dans l’état actuel financièrement désastreux des compagnies et au vu de la teneur des dossiers, dont aucun n’est viable sur les plans financier et social, la seule issue logique serait de prononcer une liquidation, avaient estimé les administrateurs, Gilles Baronnie et Baudoin Libert dans leurs conclusions. Mais ils suggéraient cependant au tribunal d’accorder une dernière chance aux compagnies. «Compte tenu de l’impact social d’une telle décision et par ailleurs de l’existence de projets qui, sous réserve des améliorations et éclaircissements, pourraient constituer des plans de redressement par voie de cession, il appartient à votre tribunal d’apprécier l’opportunité de fixer un éventuel nouveau délai (fort court compte tenu des pertes d’exploitation) pour la présentation de nouvelles offres ou l’amélioration des offres préalablement déposées (...)», écrivent les administrateurs dans un document que s’est procuré l’AFP. Entre le 19 juin, date de la mise en redressement judiciaire, et le 31 juillet l’exploitation des compagnies concernées aura généré un passif estimé à 321 millions de F (48,9 millions d’euros), selon les administrateurs.
ROCHET A AGI «A LA HUSSARDE»
La position de l’actionnaire Swissair, qui détient 49,5% du pôle aérien, est déterminante. Les offres, en particulier les dossiers globaux, s’appuient sur un financement du groupe de Zurich pour boucler leur projet, sans avoir encore conclu d’accord avec l’intéressé. L’initiative de Marc Rochet, très impopulaire auprès du personnel, a exaspéré les syndicats. M. Rochet a agi «à la hussarde», a jugé Gilles Nicoli, représentant CFDT. «Déposer un projet la veille, c’est se moquer des salariés», a lancé Jean Immédiato, membre du syndicat des pilotes SNPL d’Air Liberté associé au projet Holco. Le comité d’entreprise a apporté son soutien au projet Holco, qui prévoit une reprise de 3 400 personnes sur un total de quelque 5 000 personnes, filiales comprises. Le projet Rochet garderait plus de 3 000 emplois. Salariés et direction deviendraient les principaux actionnaires. Le projet Fidei, longtemps parrainé par Marc Rochet, conserverait 2 800 salariés.
LA CFDT PRÉDIT "LE FEU SOCIAL" AUX PROJETS FIDEI ET ROCHET
Un délégué CFDT d’Air Liberté, Geoffroy Lamade, a prédit «le feu social», hier après-midi devant le tribunal de commerce de Créteil, si le projet de Fidei ou celui de Marc Rochet était retenu pour reprendre le pôle aérien français AOM-Air Liberté. «Fidei, en deux mois, c’est le feu social. Si le projet Rochet passe, c’est le feu le premier jour», a assuré M. Lamade à la presse. Au porte-voix, M. Lamade a invectivé à plusieurs reprises le président d’AOM-Air Liberté, Marc Rochet, en le qualifiant notamment de «fossoyeur social». M. Rochet devait être entendu en 15ème et dernière position jeudi en fin d’après-midi. M. Lamade a dit espérer que «les Suisses participent au seul projet Corbet soutenu par le personnel». - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -
20 Juillet 2001 Airline Industry Information AOM-Air Liberte president proposes bailout plan
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The president of the French airline group AOM/Air Liberte, Marc Rochet, proposed a new bailout plan for the carriers on Wednesday (18 July). Rochet stated that the plan could save up to 3,000 jobs and would stop the carriers losing money within two years, according to The Associated Press. The proposal was made one day before a French court is expected to decide on the group's bankruptcy proceedings. AOM and Air Liberte filed for bankruptcy in June after shareholders and owners Swissair Group and Marine-Wendel refused to provide the group with any further funds. The carriers indicated on 3 July that they had received 15 bids from parties interested in acquiring part or all of the carriers. - COPYRIGHT 2001 M2 Communications Ltd. - COPYRIGHT 2001 Gale Group -