17 Juillet  2001    TF1.fr    AOM : que cache ce nouveau délai ?

D’après les syndicats, le délai pour le dépôts des candidatures à la reprise du pôle aérien AOM-Air Liberté aurait une nouvelle fois été prolongé. Les offres seraient toujours aussi peu satisfaisantes. Je compte jusqu’à trois : 1, 2, 2 et demi… A en croire les déclarations des syndicats en marge du comité central d’entreprise sur l’avenir d’AOM-Air Liberté en cours en ce moment, le délai de dépôt pour les dossiers de reprise du pôle aérien a une nouvelle fois été reporté de quelques jours, jusqu’à jeudi précisément. En cours d’après-midi, les deux administrateurs judiciaires chargés du dossier ont simplement déclaré qu’ils n’avaient pas encore remis au tribunal de commerce de Créteil la liste des candidats. Des fuites concordantes laissent penser que ce nouveau retard est dû au fait qu’aucune offre ne les satisfait, même après amélioration. Contrairement à ce qui circulait ce matin, l’actuel pdg d’AOM-Air Liberté, Marc Rochet, n’aurait déposé aucun dossier concurrent à ceux de Fidei et de Holco (voyez notre article en lien ci-dessus). Les deux administrateurs doivent présenter un rapport sur le bilan économique et social des compagnies et détailler les projets des candidats à la reprise, le tribunal ayant ensuite la charge de décider entre l'agrément d'une ou de plusieurs offres de reprise totale ou partielle ou la liquidation judiciaire pure et simple. Cette décision devait tomber jeudi. Elle sera probablement reportée. Le temps presse. Si les syndicats affirment que la compagnie a "de la trésorerie jusqu'au 25 juillet", les administrateurs parlent, quant à eux, de "quelques jours". La situation semble à ce point désastreuse qu’une intervention du gouvernement paraît envisageable. En fin d’après-midi, le Premier ministre Lionel Jospin rencontrait le président d’Air France, Jean-Cyril Spinetta. De quoi éveiller les soupçons du syndicat national des pilotes de lignes qui craint des pressions de l’Etat, actionnaire majoritaire d'Air France, pour faciliter la reprise du groupe AOM par des actionnaires privés. Dimanche déjà, le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot évoquait un possible rapatriement par Air France des passagers bloqués par une éventuelle cessation d’activités d’AOM. Qui va payer ces billets ? s’inquiètent les pilotes. Par David STRAUS

17 Juillet  2001    Le Télégramme   AOM-Air Liberté : ultime escale

L’heure de vérité a sonné pour AOM-Air Liberté et ses quelque 5.000 employés. Les offres leur seront dévoilées aujourd’hui, en attendant le verdict jeudi du tribunal de commerce de Créteil. Les salariés d’AOM-Air Liberté connaîtront jeudi le nombre envisagé de suppressions de postes. (Photo Nice Matin). Les discussions avec les administrateurs judiciaires se poursuivaient hier en fin d’après-midi, jour ultime pour le dépôt des offres modifiées. Les deux candidats à une reprise globale jugés les plus sérieux - la société foncière Fidei, filiale de l’américain Leucadia, et le projet Holco du pilote d’Air France Jean-Charles Corbet - avaient ou étaient proches de déposer une offre modifiée.

Dernières négociations

« On est encore en train de négocier. Mais je peux vous dire que l’offre sera déposée », a indiqué hier soir Yves Leonzi, avocat du dossier Holco.
Le nouveau projet Holco, soutenu par la banque canadienne CIBC, a été élargi et inclut désormais une reprise des filiales, avec un effectif de 3.400 à 3.600 personnes, sur 4.978 employés. Ce plan a reçu le soutien unanime du comité d’entreprise d’AOM-Air Liberté. Le président de Fidei, Jean-François Delepoulle, a pour sa part confié avoir finalisé son offre. « Nous serons jeudi à l’audience du Tribunal », a-t-il ajouté. Jean-François Delepoulle a précisé que Fidei « n’était plus en association avec Marc Rochet », confirmant ainsi des informations de sources syndicales. Dans le cadre de la première proposition de Fidei, Marc Rochet devait rester en poste pour diriger les compagnies. La nouvelle mouture du projet Fidei prévoit la reprise d’une vingtaine de salariés supplémentaires. Dans sa première offre, Fidei envisageait de garder 2.827 salariés sur un total de 4.978 salariés (AOM-Air Liberté + filiales). Le 2 juillet dernier, ils étaient quinze à avoir déposé un dossier de reprise, globale pour cinq d’entre eux, partielle pour les autres. Mais les administrateurs avaient enjoint les candidats à revoir leur copie, faute, à leurs yeux, de garanties financières suffisantes. Conformément à la loi, les administrateurs informeront le personnel sur le contenu des offres modifiées et sur les suppressions de postes envisagées dans le cadre de ces projets lors d’un comité d’entreprise (CE) qui débutera mardi et se prolongera jusqu’à mercredi.

Le nécessaire soutien financier de Swissair

La direction devrait faire un point sur la situation aujourd’hui. Enfin le Tribunal de Commerce se prononcera jeudi. Si aucune offre n’est jugée viable, il n’aura guère d’autre choix que de prononcer la liquidation. Fidei comme Holco ont besoin de l’appui de Swissair, sans lequel ils ont dit qu’ils se retireraient de la course. Le groupe de Zurich, qui détient 49,5 % d’AOM-Air Liberté, s’est dit prêt à contribuer, à hauteur de 2 milliards de francs (300 millions d’euros), pour réduire le déficit et permettre au deuxième pôle français de reprendre son envol, avec en contrepartie l’assurance de ne pas être poursuivi en justice. Interrogé sur l’état des discussions avec des repreneurs, le groupe helvétique s’est pour sa part montré peu loquace. « Jusqu’à ce que la justice française ait rendu son verdict, nous n’avons pas le droit de communiquer quoi que ce soit », a indiqué un porte-parole à Zurich. L’un des candidats a annoncé hier qu’il avait décidé de jeter l’éponge. Il s’agit de la petite compagnie toulousaine Aéris, qui s’intéressait uniquement à l’activité charter d’AOM/Air Liberté, soit environ 25 % de son activité totale. - Copyright © LE TELEGRAMME - 17/07/2001 -

17 Juillet  2001    Clicanoo   Reprise d'AOM-Air Liberté : deux candidats en piste

Les discussions avec les administrateurs judiciaires se poursuivaient hier en soirée, jour ultime pour le dépôt des offres modifiées. Les deux candidats à une reprise globale jugés les plus sérieux - la société foncière Fidei, filiale de l’américain Leucadia, et le projet Holco du pilote d’Air France Jean-Charles Corbet - avaient ou étaient proches de déposer une offre modifiée. «On est encore en train de négocier. Mais je peux vous dire que l’offre sera déposée», a indiqué Yves Leonzi, avocat du dossier Holco, vers 21h (heure Réunion). Le nouveau projet Holco, soutenu par la banque canadienne CIBC, a été élargi et inclut désormais une reprise des filiales, avec un effectif de 3 400 à 3 600 personnes, sur 4 978 employés. Le président de Fidei, Jean-François Delepoulle, a pour sa part confié avoir finalisé son offre. «Nous serons jeudi à l’audience du tribunal», a-t-il ajouté. M. Delepoulle a précisé que Fidei «n’était plus en association avec M. Rochet (président des compagnies, ndlr)», confirmant ainsi des informations syndicales. Dans le cadre de la première proposition de Fidei, M. Rochet devait rester en poste pour diriger les compagnies. La nouvelle mouture du projet Fidei prévoit la reprise d’une vingtaine de salariés supplémentaires, a aussi précisé M. Delepoulle. Dans sa première offre, Fidei envisageait de garder 2 827 salariés sur un total de 4 978 salariés (AOM-Air Liberté + filiales). 

SANS OFFRE VIABLE : LIQUIDATION

Le 2 juillet dernier, ils étaient quinze à avoir déposé un dossier de reprise, globale pour cinq d’entre eux, partielle pour les autres. Mais les administrateurs avaient enjoint les candidats à revoir leur copie, faute, à leurs yeux, de garanties financières suffisantes. Conformément à la loi, les administrateurs informeront le personnel sur le contenu des offres modifiées et sur les suppressions de postes envisagées dans le cadre de ces projets lors d’un comité d’entreprise aujourd’hui et demain (lire ci-dessous). La direction devrait elle faire un point sur la situation aujourd’hui. Enfin, le tribunal de commerce se prononcera jeudi. Si aucune offre n’est jugée viable, il n’aura guère d’autre choix que de prononcer la liquidation. Fidei comme Holco ont besoin de l’appui de Swissair, sans lequel ils ont dit qu’ils se retireraient de la course. Le groupe de Zurich, qui détient 49,5% d’AOM/Air Liberté, s’est dit prêt à contribuer, à hauteur de 2 milliards de francs, pour réduire le déficit et permettre au deuxième pôle français de reprendre son envol, avec en contrepartie l’assurance de ne pas être poursuivi en justice. Selon M. Delepoulle, Fidei n’avait pas hier conclu d’accord avec le groupe de Zurich. Interrogé sur l’état des discussions avec des repreneurs, le groupe helvétique s’est pour sa part montré peu loquace. «Jusqu’à ce que la justice française ait rendu son verdict, nous n’avons pas le droit de communiquer quoi que ce soit», a indiqué un porte-parole à Zurich. L’un des candidats a annoncé hier qu’il avait décidé de jeter l’éponge. Il s’agit de la petite compagnie toulousaine Aéris, qui s’intéressait uniquement à l’activité charter d’AOM/Air Liberté, soit environ 25% de son activité totale. Syndicats, direction et administrateurs judiciaires avaient affirmé maintes fois privilégier une solution globale de reprise.

COMITÉ D'ENTREPRISE : Aujourd'hui et demain sur l'avenir de la compagnie

La direction et les élus du personnel d’AOM-AIR Liberté se réuniront aujourd’hui et demain pour un comité d’entreprise consacré aux projets de reprise de la compagnie et aux suppressions de postes envisagées dans le cadre de ces projets, a-t-on appris hier auprès de la CGT. Les élus du CE auront à donner à cette occasion leur avis sur ces différents points, notamment sur «le projet de licenciement collectif pour motif économique découlant de chacune des offres de reprise», a précisé le syndicat. Dans l’hypothèse d’une reprise totale ou partielle de la compagnie, celle-ci se traduira nécessairement par des suppressions d’emplois et des licenciements. Même le projet de reprise a priori le plus favorable en terme d’emplois, le projet Corbet-Holco, envisage en effet de garder au maximum 3 600 des 4 978 salariés (avec les filiales) de la compagnie. Ce projet a la faveur des syndicats qui lui ont réaffirmé leur soutien hier. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

17 Juillet  2001    Europe1.fr   AOM-Air Liberté: dernier examen des offres avant le verdict du tribunal

Les éventuels repreneurs ont amélioré leurs propositions que découvrent aujourd'hui et demain lors d'un CE les quelque 5000 employés de la compagnie aérienne. Fidei et le projet Holco sont jugés comme les candidats les plus sérieux à une reprise globale. Mardi, 20h50: "Tout reste ouvert", indiquent les deux administrateurs judiciaires en charge du dossier. Ils ont évoqué, en marge du comité central d'entreprise qui se tient à Rungis dans l'Essonne, la possibilité que le tribunal de Créteil reporte sa décision sur l'avenir de la compagnie, décision fixée à jeudi. "Nous n'avons pas encore rendu notre dossier au tribunal de commerce", ont seulement précisé Gilles Baronnie et Baudoin Libert. Conformément à la loi, les administrateurs doivent informer le personnel sur le contenu des offres modifiées et sur les suppressions de postes envisagées à l'occasion d'un comité central d'entreprise qui durera jusqu'à demain. Le nouveau projet Holco, présenté par le pilote d'Air France Jean-Charles Corbet et soutenu par la banque canadienne CIBC, a été élargi et inclut désormais une reprise des filiales, avec un effectif de 3.400 à 3.600 personnes, sur 4.978 employés. Ce plan a reçu le soutien unanime du comité d'entreprise d'AOM/Air Liberté. Le président de la société foncière Fidei, Jean-François Delepoulle, a pour sa part finalisé son offre. La nouvelle mouture du projet de cette filiale de l'Américain Leucadia prévoit la reprise d'une vingtaine de salariés supplémentaires. Dans sa première offre, Fidei envisageait de garder seulement 2.827 salariés. Le 2 juillet dernier, ils étaient quinze à avoir déposé un dossier de reprise, globale pour cinq d'entre eux, partielle pour les autres. Mais les administrateurs avaient enjoint les candidats à revoir leur copie, faute, à leurs yeux, de garanties financières suffisantes. Hier, la compagnie toulousaine Aéris a retiré son offre. Ce mardi, Lionel Jospin a reçu le PDG d'Air France, Jean-Cyril Spinetta. Ce dernier assure que le cas AOM-air Liberté n'a pas été évoqué au cours de l'entretien, qui a duré une heure. Mais le syndicat de pilotes SNPL s'interroge. Il a récusé par avance tout "interventionnisme" visant à imposer des "contraintes" à la compagnie nationale. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © Europe1.fr 2001 -