07 Juillet 2001 Clicanoo Air Liberté pourrait tenir au-delà du 10 juillet
Les compagnies aériennes en redressement judiciaire AOM/Air Liberté ont suffisamment de trésorerie pour continuer leurs activités au-delà du 10 juillet, a-t-on appris de source industrielle. Les compagnies «vont tenir au-delà du 10. Tout est fait pour cela», a précisé cette source, sans pouvoir indiquer si la trésorerie serait suffisante pour continuer jusqu’au 19 juillet, date à laquelle le tribunal de commerce de Créteil doit rendre son verdict. Le président d’AOM/Air Liberté, Marc Rochet, avait estimé le 20 juin dernier que la trésorerie des compagnies leur permettait de poursuivre leurs activités seulement jusqu’au 10 juillet. Les deux administrateurs judiciaires en charge de trouver des repreneurs aux compagnies avaient pour leur part affirmé mercredi que «la situation de l’entreprise» resterait «très tendue jusqu’au 19 juillet». Ces administrateurs s’efforcent actuellement d’obtenir le remboursement de billets pour des vols AOM/Air Liberté achetés dans les agences de voyages. «Des tractations avec les agences de voyages ont lieu actuellement pour le remboursement de 43 millions de francs», a expliqué Sylvie Faure, représentante du syndicat CGT d’Air Liberté. «Les administrateurs vont aussi probablement prendre des mesures de réduction de vols pour permettre des économies sur l’exploitation», a-t-elle ajouté. Mais tout dépendra de l’évolution des projets de reprises, a estimé Mme Faure. Les offres, dont les deux dossiers de la société foncière FIDEI (filiale de l’américain Leucadia) et du pilote d’Air France Jean-Charles Corbet, n’ont en effet pas montré les garanties financières nécessaires. Les candidats ont jusqu’au 16 juillet pour revoir leur copie. «Si les projets étaient réellement sérieux, Swissair (actionnaire à 49,5% du deuxième pôle aérien français, ndlr) serait prêt à perfuser les compagnies», a jugé Mme Faure. «Soit on trouve des financements qui permettent une reprise viable, soit la liquidation sera prononcée», a-t-elle ajouté. Pour sa part, le président du Mouvement des citoyens (MDC) Georges Sarre a estimé que le gouvernement doit «se réveiller» et proposer «un véritable plan de sauvetage». Pour le maire du XIe arrondissement de Paris, «il est temps que le gouvernement se réveille» et propose un plan «axé autour de deux priorités : contraindre les actionnaires à assumer leurs responsabilités et maintenir l’ensemble des accords d’entreprise». Dans un communiqué, il conclut, en affirmant que «le gouvernement ne peut pas se mettre aux abonnés absents». - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -