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26 Juin  2001   Europe1.fr   AOM-Air Liberté: remboursement des billets, mode d'emploi

La direction anticipe sur les vols qu'elle ne pourrait pas assurer cet été. Elle remboursera ses clients dans deux cas de figure : en cas de desserte supprimée par décision de la compagnie ou impossibilité d'acheminer les passagers à destination. Mardi, 09h59: Si vous avez acheté un billet AOM ou Air Liberté pour les vacances, il ne vous reste plus qu'à prier pour que le vol ne soit pas annulé. La direction ne prévoit pas en effet de rembourser les clients qui changeraient d'avis par précaution. Hier, elle a fixé les modalités de remboursements qui interviendront seulement dans deux cas de figure : en cas de suppressions de dessertes décidées par la compagnie. Sont concernées les liaisons vers Nouméa, Nassau, Saint-Martin, Punta-Cana, Montpellier, Marseille, Bordeaux, Carcassonne, Cherbourg et Nantes-Metz. Cela s'appliquera aussi aux suppressions de dessertes prévues, telles que Nantes-Toulouse à partir de lundi et Orly-Cayenne à compter du 9 septembre. Dans un second cas de figure, les billets seront remboursés en cas "d'impossibilité de la compagnie d'acheminer ou de faire acheminer les passagers à destination", en raison de mouvements sociaux ou d'aléas d'exploitation. Vous pouvez vous renseigner au 0803 00 12 34 ou 0825 80 58 05. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © Europe1.fr 2001 -

26 Juin  2001   Clicanoo   AOM: Un démentèlement se profile

L’activité charter d’AOM-Air Liberté représente 25% de son activité et environ 400 personnes, dont 250 navigants. Les compagnies emploient au total quelque 5 200 personnes. «Il y a une logique industrielle très claire pour nous de développer des activités charter long-courrier. Actuellement, nous sommes uniquement sur le segment du moyen courrier, avec une flotte de 5 737-300», a expliqué à l’AFP le Pdg d’Aéris (ex-Air Toulouse), Charles-Henri Rossignol. Il n’a pas souhaité révéler le montant de son offre. «Nous préférons parler en terme d’investissements, qui se monteront à quelque 50 millions de FF au total», somme qui comprend aussi la reprise des salariés, a-t-il précisé. Aéris, détenu depuis la mi-1999 à 51% par M. Rossignol et son associé Jean-François Félix et à 49% par le fonds d’investissements américain DSP Partners, envisage de remplacer rapidement la flotte charter d’AOM/Air Liberté (2 DC 10 et 3 MD 83) par des appareils Airbus ou Boeing. La société toulousaine n’est pas la première à marquer son intérêt pour la reprise du pôle charter, également convoité par Nouvelles Frontières, si l’on en croit les propos de son pdg Jacques Maillot. La compagnie aérienne britannique à bas prix EasyJet s’est elle aussi déclarée intéressée par un achat d’une fraction des compagnies, à savoir les créneaux horaires - AOM/Air Liberté détiennent environ un tiers des créneaux à l’aéroport d’Orly -, mais sans présenter le moindre projet industriel. 

5 à 6 MF de pertes par jour

«Il est un peu trop tôt pour ce genre de proposition partielle», a indiqué à l’AFP Gilles Nicoli, représentant syndical CFDT, interrogé sur l’offre d’Aéris. «On pense encore à une reprise globale, ou plutôt à une solution globale, qui conserve entre 50 et 60% des compagnies», a-t-il poursuivi. Les candidats auront jusqu’au 2 juillet à 18h pour déposer leurs offres, ont décidé lundi les deux administrateurs judiciaires. Un comité d’entreprise d’AOM-Air Liberté devrait se tenir en fin de semaine. En dépôt de bilan depuis le 15 juin, le pôle aérien a été autorisé le 19 juin par le tribunal de commerce de Créteil, près de Paris, à poursuivre ses activités, en étant placée sous surveillance judiciaire pendant trois mois. La compagnie, qui perd entre 5 à 6 millions de FF par jour, ne tiendra pas aussi longtemps. Son Pdg Marc Rochet avait prévenu qu’une solution devait être trouvée avant le 10 juillet, faute de quoi il y aurait liquidation. Mais selon les administrateurs, il reste seulement assez d’argent pour tenir jusqu’à la première semaine de juillet. «Nous favorisons la continuation d’activité, avec un ou plusieurs repreneurs sur une solution globale qui s’engagent à la reprise des dettes, et parallèlement, des mesures de reclassement», a expliqué M. Nicoli. Parmi les offres globales, figure celle de la société financière française FIDEI. «Mais il semble que cette solution, parrainée par M. Rochet, préconise un très fort pourcentage de licenciements et de réduction d’activité», selon lui. Deux autres candidats, dont les identités restent encore secrètes, seraient sur les rangs pour une solution d’ensemble, ainsi que le pilote d’Air France Charles Corbet, avec le soutien de la banque CIBC World Market (Canada). - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

AOM: Quel remboursement

La direction d’AOM/Air Liberté, en redressement judiciaire, vient de déterminer les modalités de remboursement des billets achetés par ses passagers pour la saison d’été, a indiqué hier la direction. La compagnie remboursera «dans les conditions habituelles les billets émis, payés et non utilisés (donc toujours en possession du passager)» dans deux cas de figure. Premièrement, suite à une suppression de dessertes décidée par la compagnie Deuxièmement, les billets seront aussi remboursés suite à «l’impossibilité de la compagnie d’acheminer ou de faire acheminer le passager à destination», en raison de mouvements sociaux ou d’aléas d’exploitation. En ce qui concerne les dessertes toujours assurées par la compagnie, seuls seront remboursés «les billets pour lesquels la compagnie serait défaillante». Les clients qui préféreraient décommander leur voyage sur AOM.Air Liberté en raison des incertitudes qui planent sur la compagnie ne seront pas indemnisés dans ce cas. Les clients qui ont acheté leurs billets auprès d’une agence de voyages peuvent aussi se les faire rembourser, mais il faut contacter les agences émettrices pour connaître les modalités, a précisé AOM/Air Liberté. La direction a mis deux numéros de téléphone à la disposition des clients (08.03.00.12.34 et 08.05.82.58.25). - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

AOM: Philippe Lacoste, directeur d'Air France: Vols supplémentaires mais en septembre

En mai dernier, Jean-Marie Mariani, directeur d’Air France pour les Caraïbes et l’océan Indien, indiquait que la compagnie nationale envisageait de mettre en place des vols supplémentaires pour les vacances dans la perspective d’une éventuelle défaillance d’AOM - Air Liberté. “Cela ne se justifie pas, souligne Philippe Lacoste, directeur régional d’Air France. Pour l’instant AOM - Air Liberté assure normalement son programme de liaisons et l’on trouve encore des places disponibles. Nous ne pourrions pas remplir des vols supplémentaires. En revanche nous avons prévu quelques liaisons supplémentaires en septembre”. Sur l’éventualité d’un partage de code entre Air France et AOM - Air Liberté, Philippe Lacoste rappelle que “cette proposition dont nous avions accepté le principe a été faite avant le dépôt de bilan. Elle reste à l’étude”. Suite aux déclarations des Mauriciens concernant une augmentation des dessertes entre Paris et Plaisance pour compenser l’éventuelle disparition d’AOM - Air Liberté, Philippe Lacoste met les choses au point. “Chaque année, explique-t-il, en concertation avec Air Mauritius nous renforçons notre programme d’hiver. Une année, c’est la compagnie nationale mauricienne qui met un vol supplémentaire, une année c’est nous. C’est le cas en 2001 où à partir du 1er novembre nous aurons une rotation supplémentaire. Mais, tout cela a été décidé déjà depuis plusieurs mois”. 

12 090 Francs le billet

Excepté les politiques, qui voyagent le plus souvent en classe Club d’Air France avec des billets payés par les contribuables, nous serons tous dans la galère si AOM ne trouve pas de repreneur : les agriculteurs qui écouleront avec de plus en plus de difficultés leurs productions dans l’Hexagone, les étudiants qui ne pourront pas se préparer pour la rentrée universitaire ou aux grandes écoles en métropole faute de places sur Air France (trop cher et déjà plein à craquer) et sur Corsair (vols irréguliers). Idem pour les milliers de jeunes qui seront privés d’une formation dans le cadre de la mobilité, les sportifs qui devront renoncer à telle ou telle compétition. Sans compter les milliers de vacanciers, parmi lesquels, de nombreuses familles qui avaient économisé depuis plusieurs mois afin de décompresser quelques semaines en métropole ou en Europe. Les agences de voyages ne savent plus où donner de la tête face à l’avalanche de réclamations téléphoniques de la part de ceux qui ont pris leur billet chez AOM-Air Liberté. Et si vous n’avez pas encore réservé votre billet pour les prochaines vacances de juillet-Août, il vous faudra débourser au minimum 12 000 F sur Air France. S’il reste de la place. Cela va de soi. Bon voyage quand même!. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

AOM: Mobilisation des clients, plus d'incertitudes que de colère

Depuis dimanche, le téléphone de Franck Desbeaux n’arrête pas de sonner. Client de la compagnie Air outre-mer-Air Liberté, ce dernier avait samedi dernier lancé un appel à la mobilisation des usagers des compagnies aériennes actuellement en redressement judiciaire, afin de sensibiliser les pouvoirs publics sur la situation de milliers d’usagers de l’avion en cette période de début de vacances. Franck Desbeaux et sa compagne, Patricia Dijoux font effectivement partie de ces 15 000 passagers qui, à l’approche de leur départ vers la métropole, s’inquiètent de leur “hypothétique” départ et retour normalement assurés par AOM-Air Liberté. Hier encore, accompagnés de quelques sympathisants, ils se sont rendus à l’agence AOM-Air Liberté de Saint-Pierre pour en savoir plus. “A l’agence, ils persistent en nous disant que pour l’heure, ils ne peuvent nous assurer le départ et le retour. Quant à un éventuel remboursement, ils nous ont demandé de nous inscrire sur la liste des créanciers. Face à cette incertitude, nous pensons que le moment est venu pour les usagers qui sont dans la même situation de nous rencontrer et d’essayer d’échanger nos idées”, explique Franck Desbeaux qui semble complètement désemparé. “Depuis dimanche, les gens n’arrêtent pas de nous solliciter. Certains sont même plus déterminés que nous. Mais, je rappelle que, certes il faut faire quelque chose pour nous faire entendre, mais il faut que ce soit dans le calme”. D’autres usagers comme Benoît Arduin proposent que les passagers d’AOM-Air-Liberté manifestent massivement leur mécontentement demain dans le hall de l’aéroport Roland Garros. “Nous ne sommes pas des moutons qu’on peut tondre impunément”, explique-t-il. Selon cet habitant de Saint-Philippe, “la compagnie nous a téléphoné pour nous dire que les vols de la semaine prochaine étaient maintenus mais qu’elle ne pouvait pas nous assurer le retour et au pire, elle ne pouvait pas nous rembourser le prix des billets, soit 25 000 francs”, explique Benoît Arduin qui s’étonne “que les agences AOM-Air Liberté continuent à vendre des billets alors qu’ils ne savent même pas s’ils pourront honorer leurs engagements”. Lui aussi devrait être présent demain dans le hall de l’aéroport Roland Garros. Tous souhaitent visiblement dans un premier temps être rassurés, “nous sommes quelque peu dépassés par les événements. On ne sait plus quoi faire”, soutiennent Franck Desbeaux et Patricia Dijoux. Reste à savoir maintenant si la mobilisation sera au rendez-vous d’autant que pour l’instant les vols sont maintenus chaque jour et que depuis hier d’éventuels repreneurs, dont Aélis, une compagnie de charters de Toulouse, annonçait sérieusement son intention de se positionner pour la reprise d’AOM-Air Liberté. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

AOM: 30 000 passagers en stand-by

Voyagera, voyagera pas ? C’est aujourd’hui la question que se posent tous ceux qui ont entre les mains un billet aux couleurs d’AOM - Air Liberté. Mercredi, certains manifesteront à Gillot. Le programme des deux compagnies prévoit douze rotations hebdomadaire en juillet - août soit au bas mot, 15 000 passagers à transporter dans chaque sens. Dans les représentations locales des deux compagnies on échappe à la psychose. “Mon échéance, souligne Joël Furiga, c’est au minimum le mois de septembre car c’est le délai accordé par le tribunal de commerce de Créteil”. Aussi étonnant que cela puisse paraître, des candidats au voyage partagent cet optimisme. Il se vend encore des billets AOM - Air Liberté. Méthode Coué diront certain. Ce n’est pas sur. Tous ceux qui suivent de près ce dossier estiment qu’un repreneur sera connu sans doute avant la fin de cette semaine. Si tel était le cas, le problème serait réglé. Souvenez-vous, lorsque Air Liberté a été placé en redressement judiciaire, British Airways s’est présentée à l’époque comme repreneur et l’activité s’est poursuivie. Pour l’instant, il n’y a donc pas péril en la demeure. Personne n’est coincé, ni à la Réunion, ni à Paris. Les appareils d’AOM - Air Liberté tournent et rien ne dit qu’ils s’arrêteront sauf les déclarations du PDG Marc Rochet et des administrateurs judiciaires, qui sont faites de toute évidence pour mettre la pression. Pourquoi ? Tout simplement parce que la situation doit être clarifiée avant le rush des vacances. Vous n’êtes pas pour autant rassuré. Alors, faut-il courir au remboursement ? 

Plusieurs cas de figure

Plusieurs cas de figure. Vous avez acheté votre billet avant le 19 juin dans une agence d’AOM - Air Liberté. Le dépôt de bilan suivi de la mise en redressement judiciaire a gelé les dettes. Vous ne pouvez pas être remboursé. Mais, votre titre de transport n’en est pas moins valable à la date prévue ou il peut être revalidé sur un autre vol sans pénalités. AOM - Liberté n’a prévu de rembourser les billets que si la desserte a été supprimée, ce n’est pas le cas de la Réunion, ou dans le cas d’une défaillance liée par exemple à des mouvements sociaux ou des aléas d’exploitation. On n’en est pas encore là et les incertitudes pesant sur l’avenir de la compagnie ne font pas partie des cas de figure. Pour ceux qui ont acheté un billet dans une agence de voyages, les choses sont plus claires. Les agences affiliés au Syndicat national des agents de voyages ont bloqué, via le SNAV, l’argent dû à AOM - Air Liberté afin de pouvoir éventuellement rembourser leurs clients. Enfin, ceux qui ont entre les mains un forfait avion - séjour sont protégés par une loi de juillet 1992 qui fait reposer toute la responsabilité sur le voyagiste. Mais pour l’instant, ceux qui sont titulaires d’un billet AOM - Air Liberté n’en sont pas encore à parler argent. Ce qu’ils veulent c’est voyager. Dans cette perspective, il est plus prudent d’attendre jusqu’au jour prévu du départ et éventuellement, si les choses se passent mal, engager une procédure de remboursement. Le faire dès maintenant vous inscrirait certes sur la liste des créanciers d’AOM - Air Liberté sans aucune garantie de revoir votre argent mais avec une certitude, celle de ne pas voyager, même si l’activité se poursuit. 

Encore peu d'impact sur le tourisme et les exportations

Les conséquences de la crise que traverse AOM-Air Liberté sont, dans l’ensemble, encore faibles pour le tourisme dans l’île. Très peu d’hôtels sont concernés par des désistements. La basse saison explique ce phénomène et, selon les hôteliers, “ce n’est pas facile de voir s’il y a ou non un impact pour l’instant”. Même si quelques rares personnes ont annulé leur séjour, les hôteliers ne sont pas en mesure d’en déterminer la cause exacte. Certains établissements ont même recueilli plus de réservations que l’année dernière à cette période. Ce sont les petites structures qui disent ressentir le plus ce manque à gagner. L’Ouest semble logiquement plus touché que le reste de l’île. Des modifications de séjours ont été relevées en raison des dernières grèves du personnel navigant. Ces changements ont pu être possibles en raison de la faible affluence de ce mois de juin, mais l’inquiétude se fait surtout jour pour les deux mois à venir. Certains touristes, qui craignent de ne pouvoir repartir, préfèrent annuler leurs vacances. Les agences, quant à elles, aiguillent dorénavant leurs clients vers d’autres compagnies afin d’éviter de devoir les rembourser. De son côté, le Comité du tourisme réunionnais craint une désaffection du public à moyen terme et, surtout, un détournement de la clientèle vers d’autres destinations. 

Baisse des exportations

Le fret est également affecté par les problèmes que connaît la compagnie aérienne, et si celle-ci venait à disparaître, on pourrait craindre une baisse des exportations. Anago Réunion, qui est chargée de conditionner les Colipays, n’a pas encore ressenti les difficultés occasionnées par les perturbations des vols dans la mesure où cette société travaille avec toutes les compagnies présentes sur notre île. “Même si AOM-Air Liberté devait fermer ses portes prochainement, nous avons déjà pensé à mettre en place des solutions pour que notre activité ne soit pas atteinte par le problème”, déclarait hier Samuel Pitarch, directeur de la production et de l’export. “Pour l’instant, les agriculteurs sont les plus inquiets car ils se demandent si leurs productions vont être écoulées. Sans être alarmiste, je pense qu’il faut s’occuper du problème aujourd’hui et non pas attendre la haute saison”, ajoute-t-il. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -

26 Juin  2001   Airline Industry Information   Charter carrier to bid for AOM-Air Liberte charter unit.

AIRLINE INDUSTRY INFORMATION-(C)1997-2001 M2 COMMUNICATIONS LTD

A French charter airline, Aeris, stated on Monday (25 June) that it is interested in acquiring the charter business of the troubled carriers AOM and Air Liberte. The charter activity of the AOM/Air Liberte group represents about 25% of the carriers' operations. The airline group, which is owned by Swissair Group and Marine-Wendel, filed for bankruptcy in early June and the carriers have been given three months to find potential buyers. Aeris has stated that it will file an acquisition proposal through the court by Friday (29 June), according to The Associated Press. Other potential buyers include easyJet, a UK-based low-cost airline that has already expressed an interest in the French carriers.  - COPYRIGHT 2001 M2 Communications Ltd. - COPYRIGHT 2001 Gale Group -