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20 Juin  2001   Europe1.fr   AOM-Air Liberté: un sursis de trois mois

Le deuxième pôle aérien français a été autorisé par le tribunal de commerce de Créteil à poursuivre ses activités pendant 3 mois, sous surveillance judiciaire. Les syndicats sont soulagés mais réclament les moyens de survie aux actionnaires. Mercredi, 07h45: Le parquet de Créteil avait requis la mise en redressement judiciaire d'AOM-Air Liberté et de cinq de ses filiales, avec une période d'observation de trois mois. Les juges consulaires du tribunal de commerce de Créteil ont donc suivi le réquisitoire. AOM-Air Liberté échappe donc à la liquidation judiciaire. Normalement, la période d'observation est de six mois, le tribunal l'a réduite de moitié, "compte-tenu de l'importance de cette affaire et de l'importance du passif", pour que "les mandataires judiciaires viennent expliquer leurs progrès devant le tribunal dans les trois mois", a-t-il ajouté. Cette période pourra éventuellement être prorogée, a précisé M. Rousselin. Pendant ce temps, la compagnie ne sera plus tenue de rembourser ses dettes mais devra continuer à honorer ses dépenses courantes (salaires, loyers des avions, essence...). Le tribunal a désigné deux administrateurs judiciaires ainsi que deux représentants des créanciers. Ils seront chargés d'assister la direction de l'entreprise en difficulté (460 millions d'euros de perte nette en 2000). Cette décision du tribunal de commerce de Créteil est une bouffée d'air pour la compagnie car ce laps de temps pourrait permettre à d'éventuels repreneurs de se manifester. Pourtant la menace d'une vente par appartement, qui équivaudrait à un démantèlement de la société, n'est pas écartée. En effet, aux entités d'AOM et Air Liberté, qui font l'objet de procédures de dépôt de bilan distinctes, s'ajoutent désormais trois autres filiales du groupe qui ont déposé leur bilan pour "raisons techniques". Cette multiplication de procédures n'est pas faite pour rassurer les salariés. La direction s'avoue de plus en plus "sceptique" sur la possibilité d'une reprise de l'ensemble des activités de la compagnie, d'autant plus que les délais de décisions sont très courts. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © Europe1.fr 2001 -

20? Juin  2001   Estrella Economica   Un tribunal parisino autoriza a AOM-Air Liberté a continuar su actividad por tres meses

El Tribunal de Comercio de Créteil, situado en las afueras de París, autorizó ayer al segundo grupo aéreo francés, AOM-Air Liberté, a continuar su actividad durante tres meses, después de que ambas aerolíneas hubiesen presentado, el pasado viernes, una declaración de suspensión de pagos ante esta Corte. El Tribunal, presidido por el magistrado Christian Rousselin,  siguió la petición de la Fiscalía y colocó al grupo bajo vigilancia judicial durante tres meses, tras haber analizado la situación de la empresa en presencia de los representantes de la dirección de AOM-Air Liberté y de dos representantes de los trabajadores. La Corte adoptó la misma decisión para las dos compañías, pese a que Air Liberté está sujeta a un plan de continuidad heredado de la primera presentación de suspensión de pagos de septiembre de 1996. Además de designar a dos representantes de los acreedores, el Tribunal nombró a dos administradores judiciales con el objetivo de que saneen el grupo y, sobre todo, que encuentren a un comprador. El secretario del comité de empresa, Serge Monnin, afirmó que "el periodo de tres meses nos parece razonable para poder afinar los proyectos de recuperación, que se encuentran en fase de esbozo". La decisión del Tribunal supone, además, un balón de oxigeno para la empresa, ya que se temía que fuese puesta en liquidación judicial. La compañía aérea TAT, vinculada a AOM-Air Liberté desde 1997, también fue colocada bajo vigilancia judicial por idéntico periodo. El dictamen afecta también a tres filiales de AOM-Air Liberté que el pasado lunes presentaron la suspensión de pagos. Se trata de HRS, especializada en la restauración en vuelos; MAG, encargada de la asistencia técnica en la Antillas y la Guayana, y Air Liberté Industrie, dedicada a labores de mantenimiento. Por ahora se conocen tres candidatos para comprar el grupo francés: la compañía británica de vuelos chárter EasyJet, el también británico consorcio financiero AITI y el tour-operador francés Nouvelles Frontieres, aliado con el alemán Preussag. Desde el pasado 2 de abril, los dos accionistas de AOM-Air Liberté decidieron dejar de financiar la compañía a finales de junio, lo que llevó a la declaración de suspensión de pagos. Marine Wendel, grupo perteneciente al presidente de la principal patronal francesa Ernest-Antoine Seilliere, se negó a financiar el plan de salvación de la compañía, presentado por su presidente, Marc Rochet, el pasado mes de mayo, que contemplaba la reducción, en un tercio, de la actual plantilla de AOM-Air Liberté, compuesta por 5.160 personas, y el abandono de las líneas no rentables. Swissair, el otro accionista, había manifestado su disposición a poner entre 38.268 y 50.747 millones de pesetas (entre 230 y 305 millones de euros) del total de dinero necesario para llevar a cabo el plan de reestructuración, valorado en 76.537 millones (460 millones de euros). 

20 Juin  2001   Clicanoo   Transport Aérien: Trois mois de sursis pour AOM

Au lieu de prononcer la liquidation d'une compagnie confrontée à un besoin de trésorerie de près de cinq milliards de francs (environ 760 millions d'euros), ce qui aurait signifié son arrêt de mort, le tribunal de commerce de Créteil a redonné espoir aux 5 200 salariés en décidant la poursuite de l'activité. Le président du tribunal Christian Rousselin a annoncé la mise en redressement judiciaire de l'ensemble du deuxième pôle aérien français — y compris d'Air Liberté, qui avait déjà déposé le bilan en septembre 1996 — ce qui n'était pas juridiquement évident dans la mesure où une société ne peut théoriquement pas bénéficier de deux redressements successifs. Si les dettes de la compagnie sont gelées pour trois mois, le financement de son activité quotidienne (salaires, loyers des avions, carburants…) n'est pas pour autant réglé, dans la mesure où sa trésorerie ne lui permettra pas de dépasser le 10 juillet, selon la direction. A ce stade, la décision du tribunal de Créteil ne donne donc pas plus d'assurances aux voyageurs qui ont prévu de partir en vacances avec AOM ou Air Liberté au-delà de cette date. La recherche de financements incombera désormais aux deux administrateurs judiciaires désignés mardi, Gilles Baronnie et Baudoin Libert, mais les syndicats ont jugé dès hier qu'il revenait aux actionnaires d'AOM-Air Liberté de remettre la main à la poche. 

Peaufiner les projets de reprise

La compagnie helvétique Swissair et le holding Marine Wendel du patron des patrons français Ernest-Antoine Seillière doivent "prendre leurs responsabilités et remettre au pot, pour assurer la survie durant ces trois mois, le temps de finaliser les projets de reprise", a déclaré à la sortie du tribunal le secrétaire du comité d'entreprise Serge Monnin (CFDT). L'autre objectif des deux administrateurs judiciaires sera de trouver un ou des repreneurs. Les trois mois permettront "de peaufiner des projets de reprise qui sont pour l'instant au stade de l'ébauche", a ajouté M. Monnin, dont le syndicat défend une solution globale à même d'éviter un dépeçage du groupe. Alors que la période normale d'observation est de six mois, le tribunal l'a réduite de moitié, "compte tenu de l'importance de cette affaire et de l'importance du passif", pour que "les mandataires judiciaires viennent expliquer leurs progrès devant le tribunal dans les trois mois", a précisé le président du tribunal. Au besoin, cette période pourra être prorogée. Selon Serge Monnin, "les projets crédibles de reprise globale de l'entreprise" sont au nombre de quatre, parmi lesquels deux rachats de leur outil de travail par les salariés, un projet "qui a l'air de tenir à cœur au PDG" Marc Rochet et pourrait être accompagné par la société française FIDEI, enfin un projet suisse encore mystérieux. En revanche, "les projets des repreneurs Nouvelles Frontières, EasyJet et AITI pour le moment ne sont pas crédibles. Il manque des plans de financement, des cautions bancaires, des projets d'entreprises et sociaux", a ajouté M. Monnin. Le "second pôle aérien français", qui devait faire concurrence à Air France, est né en mai 2000 du rapprochement d'Air Liberté, qui desservait surtout la France métropolitaine, et d'AOM, spécialisée dans les destinations d'outre-mer. 

LES SYNDICATS, SOULAGÉS DU SURSIS, RESTENT TRÈS INQUIETS: Trois mois de sursis pour AOM

Les syndicats d'AOM Air Liberté se sont montrés hier soulagés de la décision du tribunal de commerce de Créteil de laisser trois mois de sursis à la compagnie, tout en se disant inquiets sur l'après-été et exigeants vis-à-vis des actionnaires, à qui ils réclament les moyens de la survie. Le tribunal de commerce de Créteil a décidé de donner trois mois de sursis à AOM-Air Liberté. La mise en redressement judiciaire est "un ballon d'oxygène nécessaire, mais qui ne doit pas faire oublier que tout reste à faire pour la reprise de la compagnie", a jugé Paul Fourier (CGT). 

"LES REPRENEURS DOIVENT SE DÉCLARER"

De même, la CFDT s'inquiète à propos d'éventuels repreneurs, sur lesquels l'opacité est toujours prégnante, et se demande même si la période d'observation de trois mois ne servira pas seulement "à couvrir la période d'été, sans aucune certitude au-delà". La co-secrétaire du Comité d'entreprise, Nathalie Cohen-Lévy (CGT), a ainsi exposé ses craintes sur "un maintien en vie artificielle et une liquidation en septembre". Pour les syndicats, les actionnaires actuels (Swissair et Marine Wendel, d'Ernest-Antoine Seillière), à l'origine du dépôt de bilan par leur décision de ne plus financer l'activité, doivent rapidement "remettre au pot". "Ils doivent financer la survie durant trois mois, mais aussi la restructuration, estimée à 3 milliards de F (457 M d'euros), pour donner le temps de peaufiner une solution de reprise viable" et éviter la liquidation judiciaire, a indiqué la CFDT. Selon Serge Monnin (CFDT), co-secrétaire du CE, "il existe actuellement quatre projets crédibles de reprise globale, même si ce ne sera pas à périmètre constant". "Certains de ces projets ne correspondent pas encore à un projet industriel abouti. L'un d'eux, qui a l'air de tenir à coeur au PDG, prévoit que les salariés soient actionnaires à 15%, mais c'est totalement opaque sur les investisseurs et leur projet précis", a-t-il ajouté. Selon lui, "les projets des repreneurs Nouvelles Frontières, Easy Jet, AITI, pour le moment ne sont pas crédibles. Il manque des plans de financement, des cautions bancaires, des projets d'entreprises et sociaux". 

"PRESSION SUR LE MINISTÈRE"

"Nous demandons la transparence sur les investisseurs et leurs projets, les salariés ont le droit de savoir", a-t-il ajouté. Pour le SPAC (syndicat des pilotes), la procédure de redressement judiciaire comporte cependant toujours le risque d'une "vente par appartements". "Il est maintenant impératif que les repreneurs se déclarent", a ajouté son délégué Claude Meynié, "car la direction de la compagnie peut décider prochainement de commencer à vendre des actifs pour financer cette poursuite de l'activité". En attendant, la question du reclassement des salariés qui seront, quoi qu'il arrive, laissés sur le carreau via une réduction du périmètre d'activité, devait occuper l'essentiel des discussions entre les syndicats et le ministère des Transports, hier. Pour Gilles Nicoli (CFDT), il faut "des engagements, notamment du gouvernement, pour le reclassement des personnels d'AOM-Air Liberté en sureffectif ou travaillant sur des dessertes où l'activité a été interrompue comme à Bordeaux, Marseille ou Cayenne". "Il ne faut pas que les salariés relâchent leur pression sur le ministère, tant pour assurer l'avenir des personnels que pour aborder enfin de manière claire le problème de l'avenir du transport aérien français", en coopération avec Air France, a expliqué Paul Fourier, résumant l'état d'esprit des syndicats. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île