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16 Juin  2001   Le figaro.fr   Marc Rochet dépose le bilan d'AOM-Air Liberté

Il n'y a pas eu de miracle pour AOM-Air Liberté. Comme on pouvait le craindre, la compagnie aérienne a déposé son bilan, hier après-midi, auprès du tribunal de commerce de Créteil. Ce dernier a précisé à l'AFP que deux procédures distinctes de dépôt de bilan avaient été engagées par la direction. Ceci peut laisser augurer d'un traitement différend pour AOM et pour Air Liberté, laquelle est déjà sous le coup d'un plan de continuation. Dans un communiqué, la direction a fait savoir que, «malgré de très nombreux contacts et réunions tenus dans la journée du 14 juin et encore dans la matinée du 15, il n'a pas été possible d'aboutir à une solution assurant la pérennité du groupe dans sa configuration actuelle». En effectuant cette démarche, le président du directoire, Marc Rochet, «a demandé à pouvoir bénéficier de l'ouverture d'un redressement judiciaire afin de permettre d'identifier, très rapidement, d'autres solutions de restructuration pour ce groupe». A l'adresse de la clientèle, la compagnie a précisé qu'elle dispose, à court terme, d'une trésorerie suffisante pour assurer la poursuite de son exploitation, notamment pour les grands départs de la fin du mois de juin. Reste à savoir néanmoins si elle pourra, trois ou quatre semaines plus tard, garantir les retours. Le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, a été le premier à réagir pour désapprouver cette décision «alors même qu'il est acquis que des solutions de continuation (...) existent». Pour sa part, l'actionnaire français, Taitbout-Antibes, n'a pas souhaité commenter l'événement, se contentant d'indiquer qu'Ernest-Antoine Seillière, président de la maison mère, Marine Wendel, parlera ce matin à 9 h 30. En revanche, l'autre actionnaire, Swissair, a été plus bavard. «Bien que regrettable, le dépôt de bilan décharge Swissair d'un élément majeur d'incertitude financière», explique le groupe suisse. Maintenant, le groupe «se doit de préserver les intérêts de ses propres actionnaires et, dans ce souci, a décidé il y a quelque temps d'abandonner la solution inacceptable d'un financement des pertes opérationnelles sur une période indéfinie». Swissair ajoute que le groupe était prêt à assumer jusqu'aux deux tiers des coûts de restructuration de la compagnie française à condition que Marine Wendel accepte de financer l'autre tiers, ce qu'il a refusé. Enfin, Swissair déclare que les coûts estimés du désengagement sont couverts par des provisions constituées au cours de l'exercice passé. Au comité d'entreprise, tout en déplorant que la direction ne l'ait pas consulté avant le dépôt de bilan, on entretient l'espoir en rappelant que, dans l'attente d'un éventuel repreneur, les actionnaires ont encore la possibilité de réinjecter des fonds dans l'entreprise. Hier en fin d'après-midi, Jean-Claude Gayssot a reçu l'intersyndicale. Il a indiqué qu'il y avait «trois repreneurs sérieux» pour le rachat de la compagnie avant son dépôt de bilan, dont l'une émanait de la société foncière française Fidei. Par ailleurs, la deuxième compagnie aérienne de charters en Europe, le britannique EasyJet, a déclaré être intéressé par certains actifs et créneaux horaires d'AOM/Air Liberté pour renforcer sa présence à l'aéroport d'Orly. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © lefigaro.fr 2001.- Le Figaro est membre du réseau EDA.

16 Juin  2001   TF1.fr   AOM-Air Liberté: dépôt de bilan et déchirements

AOM-Air Liberté a finalement déposé le bilan vendredi. Son président a demandé une mise en redressement judiciaire. Jean-Claude Gayssot et Ernest-Antoine Seillière se rejettent la faute. Un espoir : plusieurs groupes, dont Nouvelles Frontières, sont intéressés par une reprise partielle, voire totale. 

Gayssot "désapprouve"

La réaction de Jean-Claude Gayssot n'a pas tardé. Le ministre des Transports désapprouve  la décision "alors même qu'il est acquis que des solutions de continuation du pôle parisien existent. Malgré les efforts déployés dans le cadre de la procédure de conciliation, les actionnaires d'AOM et Air Liberté ont refusé de mettre en place le financement qui permettait d'aboutir à la concrétisation d'offres sérieuses et crédibles" explique-t-il. Dans la matinée, il avait exhorté sur Europe 1 les actionnaires actuels d'AOM-Air Liberté, Swissair Group et Marine Wendel, le holding d'Ernest-Antoine Seillière, à assumer leurs responsabilités afin d'éviter le dépôt de bilan et de permettre de "finaliser" la proposition d'un "repreneur sérieux". Jean-Claude Gayssot faisait alors allusion à un groupe américain qui se serait montré intéressé par la compagnie en difficulté. Mais la direction a précisé dans la foulée que les négociations avaient achoppé la veille au soir. Au cours d'un point de presse, samedi, Ernest-Antoine Seillière a dit : "J'accuse Swissair et Jean-Claude Gayssot d'avoir provoqué et accéléré la debâcle", ajoutant qu'il attendait "des tribunaux qu'ils rétablissent notre bon droit". Le président du Medef a dénoncé "le comportement indigne d'une grande société" (Swissair). Il a également estimé que M. Gayssot a eu "un comportement injuste et politique" en lançant sa campagne "Haro sur le Baron, Seillière responsable". "J'espère que les repreneurs vont désormais pouvoir construire des solutions. Après la tristesse, l'amertume, et la colère, nous exprimons cet espoir", a-t-il indiqué. M. Seillière a en outre estimé que le tribunal de Créteil devrait être saisi d'offres pour des parties du pôle AOM/Air Liberté, alors que des solutions globales avaient été examinées avant le dépôt de bilan, selon lui. 

Un espoir ?

Comment désormais sauver ce qu'il est encore possible de sauver ? Il faudrait trouver trois milliards de francs pour donner de l'air à la compagnie. Un espoir, mince, demeure. Plusieurs groupes semblent intéressés par une reprise totale ou partielle. Le premier à avoir réagi est la compagnie aérienne à bas prix EasyJet, pour "certains actifs", notamment à l'aéroport d'Orly. Son offre "fait partie de la stratégie d'EasyJet de faire d'Orly une importante base d'opérations en Europe, qui proposera des vols intérieurs et intra-européens aux consomateurs français". Le groupe de conseil londonien AITI Holding a aussi manifesté son "intérêt pour la reprise totale ou partielle des actifs". Mais c'est peut-être de l'Hexagone que viendra une solution. Jacques Maillot, le PDG de Nouvelles-Frontières, porte également attention à une éventuelle reprise globale. Si ces éventuels messies mettent finalement la main au portefeuille, reste à savoir combien d'emplois ils réussiront à sauvegarder... 

Vols : retour à la normale

AOM-Air Liberté a annoncé samedi matin un retour à la normale du trafic, après avoir été contrainte vendredi soir d'annuler tous ses vols sur Orly, en raison d'un mouvement spontané de grève suite à l'annonce du dépôt de bilan. Samedi, "tous les vols prévus sont assurés, et les vols supprimés vendredi soir ont été assurés dès ce matin, en sus du programme prévu", a indiqué la direction. Par ailleurs, tel que cela avait été annoncé voici deux jours, un programme allégé est mis en place à partir de lundi, avec une réduction des fréquences sur Nice (12 aller-retours par jour, 14 le vendredi), Toulouse (8 AR par jour, 10 le vendredi), Toulon (5 AR par jour, 6 le vendredi), Perpignan (5 AR par jour, 6 le vendredi) et Genève (5 AR par jour). En revanche, aucune modification n'est prévue sur les vols longs courriers et charters, de même que sur les liaisons régionales. Les passagers peuvent se renseigner au 0805 825 825, au 0803 001 234 ou sur www.air-liberte.fr.

AOM-Air Liberté: à qui la faute?

Au lendemain du dépôt de bilan de la compagnie aérienne, la polémique fait rage. Les principaux protagonistes –Swissair, Ernest-Antoine Seillière et le gouvernement- se rejettent la faute. Prochaine étape : la décision du tribunal de commerce de Créteil, attendue mardi. C’est pas moi, c’est lui. Nul doute que les 5 000 salariés d’AOM-Air Liberté, dont le sort semble de plus en plus incertain, doivent être las de la partie de boomerang qui se déroule entre leurs actionnaires et l’Etat sur les responsabilités du dépôt de bilan annoncé vendredi après-midi dans un communiqué laconique de Marc Rochet, le PDG. Premier à entrer en scène, Jean-Claude Gayssot a fustigé l’attitude de Swissair et d'Ernest-Antoine Seillière, le patron de la holding Marine-Wendel. "Malgré les efforts déployés dans le cadre de la procédure de conciliation, les actionnaires d'AOM et Air Liberté ont refusé de mettre en place le financement qui permettait d'aboutir à la concrétisation d'offres sérieuses et crédibles" lançait le ministre des Transports. Un peu plus tard, Swissair affirmait " avoir été prêt à prendre à sa charge les deux-tiers des coûts de restructuration -estimée au minimum à trois milliards de francs-, si Marine-Wendel acceptait de financer le tiers restant. Malheureusement, Marine-Wendel a refusé cette proposition". 

Seillière charge Swissair et Gayssot

Doublement mis en cause, Ernest-Antoine Seillière a réagi samedi matin. Le patron du Medef rejette à son tour la faute sur Swissair et sur le gouvernement. "J'accuse Swissair et Jean-Claude Gayssot d'avoir provoqué et accéléré la débâcle qui menace le sort de milliers de salariés. J'attends des tribunaux qu'ils établissent notre bonne foi ". Il souligne que Swissair avait pris "deux engagements formels" en juin 2000, au moment où le groupe suisse avait décidé d'acheter Air Liberté et de l'intégrer à AOM dans le but de créer un deuxième pôle aérien français, concurrent d'Air France. Swissair avait alors signé un document stipulant "qu'elle ferait face seule sans jamais nous demander d'argent aux besoins financiers d’AOM-Air Liberté à l'avenir ". Le dirigeant de Marine-Wendel met également en cause Jean-Claude Gayssot, qui a eu selon "un comportement injuste et politique" en lançant sa campagne "Haro sur le Baron, Seillière responsable".

Repreneurs ?

Quel est désormais l’avenir d’AOM-Air Liberté ? Sombre. Une première réponse devrait être apportée mardi par le tribunal de commerce de Créteil. Le fait qu’Air Liberté en soit à son second dépôt de bilan–après celui 1996- devrait normalement déboucher sur un plan de cession ou une liquidation judiciaire. Le tribunal a néanmoins la possibilité juridique de permettre un plan de continuation. D’autres espoirs de sauver ce qui peut encore l’être subsistent également. Plusieurs repreneurs éventuels se sont en effet manifestés à l’annonce du dépôt de bilan. La compagnie aérienne à bas prix EasyJet est ainsi candidate à "certains actifs", notamment à l'aéroport d'Orly. Son offre "fait partie de la stratégie d'EasyJet de faire d'Orly une importante base d'opérations en Europe, qui proposera des vols intérieurs et intra-européens aux consommateurs français". Le groupe de conseil londonien AITI Holding a aussi manifesté son "intérêt pour la reprise totale ou partielle des actifs". Mais c'est peut-être de l'Hexagone que viendra une solution. Jacques Maillot, le PDG de Nouvelles-Frontières, porte également attention à une éventuelle reprise globale. Si ces éventuels messies mettent finalement la main au portefeuille, reste à savoir combien d'emplois ils réussiront à sauvegarder... - Par Fabrice Hubert -

16 Juin  2001   Clicanoo   AOM c'est fini

"La compagnie a déposé ce jour son bilan auprès du tribunal de commerce de Créteil", a annoncé la direction des deux compagnies AOM/Air Liberté, qui avaient été réunies il y a un peu plus d'un an sous la houlette de Swissair dans l'ambition de créer un deuxième pôle du transport aérien dans l'hexagone, face au géant Air France. "Le président de la compagnie (Marc Rochet) a demandé à pouvoir bénéficier de l'ouverture d'un redressement judiciaire afin de permettre d'identifier, très rapidement, d'autres solutions de restructuration pour ce groupe", a-t-elle souligné. Le cas sera examiné mardi matin par la chambre du conseil du tribunal, qui rendra sa décision mardi après-midi. La poursuite de l'activité des deux compagnies s'est avérée irréalisable. Malgré de nombreuses réunions et contacts tenus jeudi et encore dans la matinée du’hier, "il n'a pas été possible d'aboutir à une solution assurant la pérennité du groupe AOM-Air Liberté dans sa configuration actuelle", a affirmé la direction. Des négociations avec un groupe d'investissement américain avaient échoué dans la nuit de jeudi.

Bras de fer entre actionnaires

M. Gayssot a vivement réagi à l'annonce du dépôt de bilan. "Le ministre des Transports désapprouve cette décision alors même qu'il est acquis que des solutions de continuation du pôle parisien existent", a-t-il fait savoir par voie de communiqué. Le ministre a mis en cause les actionnaires des compagnies, qui "ont refusé de mettre en place le financement qui permettait d'aboutir à la concrétisation d'offres sérieuses et crédibles. Ce choix a conduit au dépôt de bilan". Pour le groupe suisse, la décision "renforce la position financière générale de Swissair Group et décharge le groupe d'un élément majeur d'incertitude financière", a-t-il indiqué à Zurich. Les discussions avec d'éventuels repreneurs ont été entravées par le bras de fer entre les actionnaires actuels, qui refusaient de payer le plan de restructuration élaboré par Marc Rochet, d'un coût évalué à 3 milliards de francs (457 millions d'euros). Ce plan prévoyait entre autres la suppression d'un tiers des emplois (sur plus de 5 000 salariés) et la fermeture de plusieurs dessertes où la concurrence avec Air France et le TGV (train à grande vitesse) est trop rude. Le groupe helvétique, qui possède 49,5% des deux compagnies mais en assurait la gestion, avait proposé de participer à hauteur des deux tiers à un plan, à la condition que son partenaire français apporte le reste. Mais M. Seillière, également président du Medef (patronat français), ne veut plus remettre d'argent dans les entreprises, et a rejeté la responsabilité sur Swissair. Les représentants syndicaux, qui s'attendaient à un dépôt de bilan, se sont tournés vers le ministre. "M. Gayssot doit maintenant tenir les engagements qu'il avait pris devant l'intersyndicale, à savoir, selon ses termes, qu'” aucun salarié d'AOM-Air liberté” ne resterait “sur le carreau", a réagi le délégué CFDT Geoffroy Lamade, interrogé par l'AFP.L'intersyndicale de la compagnie devait être reçue au ministère des Transports vendredi. Malgré leurs grosses difficultés financières, les compagnies ont un atout. Elles détiennent en effet le tiers des créneaux horaires (slots) sur l'aéroport d'Orly, d'autant plus précieux que le nombre total des slots est limité sur cette plateforme. De quoi susciter des convoitises. La compagnie aérienne à bas prix easyJet a ainsi annoncé, avant l'annonce du dépôt de bilan, qu'elle avait approché vendredi Swissair et le gouvernement français pour exprimer un intérêt pour l'acquisition de certains actifs d'AOM/Air Liberté, faisant référence notamment à des droits supplémentaires de décollage et d'atterrissage sur Orly.

Les syndicats acceuillent la nouvelle sans surprise

Les syndicats d'AOM-Air Liberté ont accueilli sans surprise l'annonce d'un dépôt de bilan qu'ils savaient imminent depuis plusieurs jours, en espérant que celui-ci ne débouchera pas sur une liquidation ou une vente par appartements de la compagnie. Les personnels au sol de la compagnie ont immédiatement réagi à cette annonce, cessant le travail dès 17 h. Ce mouvement spontané, qui s'ajoute à la grève dans des services de la maintenance, a provoqué l'annulation de tous les vols d'Air Liberté vendredi soir, selon la direction. L'intersyndicale de la compagnie était reçue hier en fin d'après-midi au ministère des Transports, qui avait indiqué un peu plus tôt dans un communiqué désapprouver une décision prise. Dès l'annonce de l'engagement de la procédure auprès du tribunal de commerce de Créteil, qui examinera le dossier mardi, la CFDT a enjoint le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, de tenir ses engagements. La gravité de la situation n'a toutefois pas éteint tout espoir chez les syndicats. Selon eux, le dépôt de bilan immédiat permet en effet de faire des économies, et n'empêche pas une solution de reprise ultérieure, même s'il peut tout aussi bien déboucher sur une vente par appartement ou, dans le pire des cas, une liquidation judicaire.

En attendant les investisseurs

"Cela va nous permettre de vivre sur nos provisions, en réduisant la voilure, durant quinze jours ou trois semaines, ce qui va permettre aux projets déclarés de mûrir et de se peaufiner, et permettre à des investisseurs qui attendaient le dépôt de bilan comme du pain bénit, grâce au gel du passif que cela entraîne, de se montrer", a ainsi déclaré le responsable du syndicat UNAC d'AOM, Hugues Lafosse-Marin. Le délégué SNPL, Jean Immédiato, lui-même initiateur, avec l'ancien président du SNPL Air France Jean-Charles Corbet et le soutien de la banque canadienne CIBC, d'un projet de reprise de l'entreprise par les salariés (RES), estime également que la décision constitue "un ballon d'oxygène" pour la compagnie. Certains syndicats s'inquiètent cependant du fait que deux déclarations de cessation de paiement aient été déposées au tribunal de commerce, "l'une au nom d'Air Liberté et l'autre au nom d'Air Liberté/AOM". Pour Air Liberté, qui avait déposé une première fois le bilan en 1996 et fait donc l'objet d'un plan de continuation, un nouveau dépôt de bilan ne peut déboucher que sur un plan de cession ou une liquidation judiciaire. Les syndicats, soutenus par leurs fédérations des transports respectives, préviennent cependant que le début de la procédure de dépôt de bilan "va être très mal vécue chez les salariés". La CGT AOM-Air Liberté a estimé de son côté que cela constituait "un échec" pour le pdg Marc Rochet. Elle a jugé "lamentable" l'attitude des actionnaires, le groupe Swissair et le président du Medef Ernest-Antoine Seillière. "Les salariés d'AOM-Air Liberté sont bien décidés à ne pas lâcher (ces actionnaires) et à leur faire payer le prix de leur irresponsabilité", a-t-elle ajouté.

Les pilotes d'Air Liberté et les personnels d'AOM excluent toute grève pour le moment

L'intersyndicale pilotes d'Air Liberté et l'intersyndicale toutes catégories d'AOM (pilotes, sol, hôtesses) ont exclu toute grève dans l'immédiat, au moins en attendant mardi la décision du tribunal de commerce. Hier après-midi, un mouvement de grève spontané déclenché par les personnels au sol d'Air Liberté à Orly a contraint la compagnie à annuler tous les vols de la soirée. Selon Claude Meynié, délégué du SPAC (pilotes) d'Air Liberté, affirmant parler au nom de tous les syndicats de pilotes de la compagnie, "les pilotes et mécaniciens navigants ne s'associeront à aucun préavis de grève, le temps que le tribunal de commerce examine le cas d'AOM-Air Liberté, et dans l'attente des solutions qui pourraient être présentées". Ces syndicats "se déclarent à l'écoute de tout projet de reprise fournissant les meilleures garanties sociales aux salariés", a-t-il ajouté, estimant "qu'à l'heure actuelle, le projet de reprise de l'entreprise par les salariés défendu notamment par le délégué SNPL (syndicat de pilotes) Jean Immediato est le meilleur dans ce domaine". De son côté, Hugues Lafosse-Marin, délégué du SPAC (pilotes) d'AOM, a indiqué que l'intersyndicale toutes catégories -pilotes, personnels au sol, hôtesses et stewards- d'AOM excluait également tout mouvement de grève, "au moins en attendant la décision du tribunal". - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -