06 Juin 2001 Europe1.fr AOM-Air Liberté: Marc Rochet autorisé si besoin à déposer le bilan
Le conseil de surveillance d'AOM/Air Liberté a donné "toute latitude" au président du directoire, Marc Rochet, pour prendre "des mesures de sauvergarde" pour les compagnies en difficulté. Mercredi, 20h09: Le conseil de surveillance a pris acte du fait que, malgré la trésorerie dont dispose encore l'entreprise, les obstacles qui s'opposent à sa remise en ordre pourraient conduire, s'ils se prolongeaient, à compromettre définitivement la continuité de l'exploitation", selon le communiqué. Le conseil de surveillance, qui s'est réuni aujourd'hui, a souligné deux gros obstacles actuels à la survie des deux compagnies. Il a relevé, d'une part, l'incertitude concernant la prise en charge financière par les deux actionnaires (Taitbout Antibes, détenu par Marine Wendel, et le Groupe Swissair) du plan de restructuration de 3 milliards de F. D'autre part, il a souligné le refus des élus syndicaux de "signer l'ordre du jour permettant de démarrer, dans le respect du processus légal, les travaux nécessaires à la mise en oeuvre du plan social". Les syndicats se disent prêts à accepter d'entamer le processus de consultation sur le plan social, pour évoquer notamment les reclassements des personnes visées par le plan et prêtes à partir, mais à condition d'avoir des garanties, ce que M. Rochet s'est, selon eux, refusé à leur donner jusqu'à présent. - Droits de reproduction et de diffusion réservés © Europe1.fr 2001 -
06 Juin 2001 Clicanoo Conflit AOM-Air Liberté: Jean-Claude Gayssot rassure les syndicats
Les syndicats d'AOM-Air Liberté sont ressortis satisfaits de leur entrevue, mardi, avec le ministre des Transports, Jean-Claude Gayssot, et des engagements pris par celui-ci pour l'avenir des compagnies, actuellement au bord de la faillite, et de leurs salariés. "Nous sommes à quelques jours d'une issue, et nous avons l'écoute du ministère quant à nos problèmes, la pérennité de l'emploi et du projet industriel pour notre entreprise", a expliqué le délégué CFDT Gilles Nicoli, à l'issue d'une entrevue de plus de deux heures au ministère. "Il y a une véritable volonté politique, et des engagements fermes pris par le ministre aujourd'hui, et nous allons pouvoir suivre si ces engagements sont suivis, ou lui rappeler ces engagements dans le futur", a ajouté le délégué CGT Paul Fourier. M. Gayssot a en premier lieu satisfait les syndicats en réaffirmant que, "face à l'inertie constatée, tous les actionnaires" d'AOM-Air Liberté "sans exception" devaient "assumer leurs responsabilités" et "dégager les moyens nécessaires pour que "l'examen des offres (de reprise de la compagnie) puisse se faire dans les meilleures conditions".
APPEL À LA RAISON
Le ministre demande ainsi "aux conciliateurs de rappeler leurs devoirs" aux actionnaires, "faute de quoi une action sera engagée à l'encontre des dirigeants, administrateurs, membres du conseil d'administration, membre du directoire et conseil de surveillance". Des menaces qui vont également dans le sens souhaité par les syndicats, qui dénoncent depuis plusieurs mois la responsabilité des actionnaires de SAirGroup, dont la mauvaise gestion a précipité, selon eux, la débâcle des compagnies. M. Gayssot en a également appelé au personnel, invité à se prendre en charge pour faciliter l'arrivée d'éventuels nouveaux investisseurs. Des mots qui sonnent comme un appel à la raison au moment où les syndicats continuent de s'opposer fermement au plan social proposé par le pdg de la compagnie, Marc Rochet, qui prévoit la suppression d'un tiers des emplois (1 328 équivalenst temps plein) et un sévère plan de réduction de l'activité.
LA CGT ET LA CFDT CONFIANTES
Le ministre a indiqué sur ce point que le gouvernement "ferait tout ce qui est en son pouvoir pour que le potentiel humain soit sauvegardé", en s'engageant "à ce que les services concernés de l'Etat se mobilisent pour qu'aucun salarié ne soit laissé de côté dans cette épreuve difficile". "M. Gayssot nous a dit que le plan Rochet n'était pas le sien et qu'on pouvait faire beaucoup mieux", s'est félicité le délégué SNPL Jean Immédiato. "Il nous a affirmé qu'il ne laisserait pas les personnels sur le carreau, en évoquant la possibilité de reclassements dans les entreprise périphériques du type Air France, ADP ou SNCF", a-t-il ajouté. Rassérénés par ces engagements, certains syndicats, notamment la CFDT et la CGT Air Liberté, semblent davantage enclins à entamer, sous certaines conditions, un début de discussion avec la direction sur la question des reclassements. "Il faudrait pour cela qu'après la première réunion de discussion, les actionnaires nous présentent clairement le repreneur et son projet économique, et qu'ils s'engagent à éponger les dettes et payer les mesures sociales", prévient Gilles Nicoli. Ces positions, plus conciliantes à l'abord "d'une période de quelques semaines où tout devrait se décider", selon M. Nicoli, ne sont toutefois pas celles de tous les syndicats, notamment certains issus d'AOM, qui "refusent toute entrée dans le processus de plan social", et toute discussion avec la direction sur cette question. - 2001©Clicanoo.com - STOR Informatique / le Journal de l'île -